BURN-OUT : TOP 10 des pires commentaires des collègues

burn out top 10 des pires commentaires de collègues

Mis à jour le 13 juillet 2026

Le sujet du burn-out fait débat. Entre déni pur et simple pour certains et faux problème pour d’autres, nos lecteurs nous rapportent des propos hauts en couleur. Nous avons interrogé sur Instagram celles et ceux qui ont fait face à un burn-out, et nous avons rassemblé un best-of de ce qu’il ne faut SURTOUT pas dire à quelqu’un arrêté pour épuisement professionnel. Rappelons-le, vous êtes collègue, pas professionnel de santé apte à juger de la véracité de l’arrêt.

1/ Dire qu’on ne peut pas compter sur la personne et la culpabiliser

« On ne peut pas compter sur toi ! »
« Vous nous avez foutu dans la merde »
« On m’a demandé si VRAIMENT je ne pouvais pas travailler. »
« C’est décevant de se mettre en arrêt pour si peu… »
Entendu par notre communauté
🚨Attention : l’employeur qui lance ce genre de remarque à un collègue arrêté, c’est carton rouge. Dans une grande majorité des cas, ces salariés culpabilisent déjà de s’arrêter. Rappelons-le, personne ne s’arrête tout seul : c’est un professionnel de santé qui pose l’arrêt.
Les personnes en burn-out sont généralement les salariés les plus engagés, celles et ceux qui sont justement allés au-delà de leurs capacités.
L’Optimisme.pro

2/ Feindre de ne pas comprendre

« C’est fou ça, t’as pas l’air »
« Je t’ai croisé faire tes courses, tu n’a pas l’air bien malade »
« Mais pourquoi ? Je ne comprends pas, les autres y arrivent ! »
« Tu t’es mis en arrêt pour protester ? »
Entendu par notre communauté
🚨Attention : ces phrases, pas forcément mal intentionnées, établissent un effet de comparaison entre la résistance du salarié en arrêt et celle des autres. Or il s’agit d’une perception. Nous n’avons jamais conscience de la quantité de travail produite par les uns ou les autres, et aucune comparaison n’est juste. La dernière remarque, elle, invalide directement la souffrance de la personne.

3/ Sous-entendre qu’il s’agit de vacances

« Alors ? C’était bien tes vacances ? »
« Nous aussi on aimerait bien rentrer chez nous ! »
« Elle reste sur son divan »
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🚨Attention : de retour au travail, plusieurs personnes en burn-out se sont vues accueillies avec cette « boutade », pas du tout drôle. Un arrêt pour épuisement n’a rien d’un séjour de repos choisi.

4/ Dire à la personne que c’est de sa faute

« C’est parce que tu prends les choses trop à cœur ! »
« Mais pourquoi tu te mets une pression pareille ? de ma boss… Et les 150 mails par jour, on en parle ? »
« Tu devrais aller voir un psy, c’est pas normal de se mettre dans des états pareils pour le taff. »
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Notre équipe recommande chaudement à toute personne en souffrance d’aller voir un professionnel de santé. Orienter vers un psychologue reste évidemment opportun, mais le faire avec ces mots devient culpabilisant. Nous gérons chacun nos émotions de façon différente. Combien d’entreprises rêvent d’avoir des salariés engagés ? Beaucoup. Et pourtant, quand l’engagement déborde, la faute retombe sur le salarié.

5/ Sous-entendre que la personne a des problèmes dans sa vie perso

« T’es sûre que t’as pas des problèmes perso ? Ca va bien avec ton mari ? »
« Bah forcément, avec 3 enfants à la maison, elle ne pouvais pas tenir la charge… Vive l’évolution des mentalités ! »
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🚨Attention : plusieurs salariés nous ont rapporté que, dans un déni total, leur entreprise restait convaincue que l’arrêt pour burn-out n’avait rien à voir avec le travail. Un burn-out va généralement impacter la vie personnelle, mais la vie personnelle n’en est pas la cause.

6/ Donner des nouvelles intéressées

« Ici on est débordé, tu reviens bientôt ? »
« Comment ça va ? »
« on en a marre de te remplacer, reviens »
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La première phrase culpabilise directement la personne arrêtée. Mais il existe aussi des messages plus sournois. Un lecteur nous a rapporté recevoir un « Comment ça va ? » deux ou trois jours avant chaque fin d’arrêt maladie, quand les collègues cherchaient à savoir s’il allait revenir. À l’annonce d’une reconduction, plus aucune nouvelle, pas un mot de soutien. Pour lui, le message revenait à « on en a marre de te remplacer, reviens ». Interprétation ou non, le ressenti reste bien là.

💡Astuce : prenez des nouvelles de façon sincère, sans parler de la reprise.

7/ Sous-entendre que la personne est « trop »

« Tu t’écoutes trop »
« Tu dramatises pour rien »
« Tu feras comment quand tu auras des enfants ? »
« Vous êtes trop sensible, il faut vous endurcir, me faisant comprendre que j’étais fragile en règle générale. »
« Je te pensais moins sensible »
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🚨Attention : un burn-out est précisément, souvent, la conséquence de ne pas s’être suffisamment écouté. Rappelons qu’il s’agit d’un épuisement professionnel. Énormément de collaborateurs se sont vu reprocher leur sensibilité, alors même qu’elle n’a rien à voir avec la cause.

8/ Faire des comparaisons

« Moi aussi j’ai des problèmes dans ma vie et je ne m’arrête pas. »
« Jean-Michel, lui il a fait un vrai burn-out. Il ne se lavait plus. Toi tu te douchais encore, donc ce n’est pas un burn-out. »
Entendu par notre communauté

Chacun traverse son burn-out à sa manière. Personne, hormis les professionnels de santé, ne peut dire s’il s’agit ou non d’un burn-out. Aucune comparaison n’est possible.

9/ Sous-entendre qu’il s’agit d’un effet de mode

« T’as juste pas envie de travailler, de toutes façons, le burn-out, c’est le prétexte quand on ne veut pas taffer. »
« Tu devrais te faire interner si ça va pas, là, tu glandes chez toi »
« Tu es déconnectée de la réalité »
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Nous ne vous dirons pas le contraire : nous entendons de plus en plus parler du burn-out, et parfois, l’effet barnum peut faire croire à certains salariés qu’ils en présentent tous les signes. Un peu comme l’horoscope, nous avons tous des signes. Mais un burn-out reste un diagnostic posé par un médecin, pas par vous, et pas par un effet de mode. Et l’épuisement au travail ne se limite pas à la surcharge : le bore-out, l’épuisement par l’ennui, reste encore plus minimisé.

10/ Ne recevoir aucun message du boulot pendant 8 mois

De nombreux lecteurs nous ont rapporté que le pire avait été de ne recevoir aucune nouvelle de leurs collègues pendant plusieurs mois. Au départ, l’intention n’était pas mauvaise.

« Je n’osais pas t’appeler, je pensais que tu ne voulais plus entendre parler du boulot »
Entendu par notre communauté
💡Astuce : dès que vous savez qu’un collègue est en arrêt, envoyez-lui un message pour lui demander s’il souhaite que vous preniez des nouvelles, ou s’il préfère revenir vers vous à son rythme.

Parler autrement du burn-out

Nous sommes encore mal acculturés au burn-out, le sujet restant tabou dans de nombreuses entreprises. Volontairement ou non, nous commettons des maladresses. Pour y remédier, plutôt que de juger et de donner votre avis, interrogez et écoutez. Vous pouvez aussi retrouver les phrases qui ont fait du bien aux collaborateurs arrêtés, et penser à sensibiliser vos équipes au sujet. Ce court métrage sur le burn-out complète utilement la réflexion.

Parler autrement du burn-out commence par des mots simples : une nouvelle sincère, une écoute sans jugement, une main tendue au bon moment. Ces témoignages, nous les recevons chaque semaine de notre communauté, et ils rappellent une évidence. Un collègue qui s’arrête attend d’abord du soutien, jamais un procès.

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Sources
  1. L’Optimisme.pro, enquête menée auprès de la communauté Instagram sur le vécu du burn-out, 2022.
Vous avez vécu un burn-out ?

Votre témoignage peut aider d’autres personnes. Racontez-nous votre histoire, nous lisons tout.

catherine@loptimisme.com
Catherine Testa
Conférence en entreprise
Sensibiliser vos équipes à la santé mentale au travail

Catherine Testa aide vos managers et vos salariés à parler du burn-out sans tabou. Plus de 500 interventions.

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