Qualité de vie au travail (QVCT)

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Mis à jour le 27 août 2026

La QVCT, c’est un peu comme une pub célèbre des années 90 : ce sont souvent ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Je lis tout et n’importe quoi sur le sujet. Depuis 2017 sur le terrain, après des centaines de formations, des milliers de témoignages et la création du premier Club des Chief Happiness Officers de France, il est temps de faire un vrai point.

J’ai vu le meilleur. J’ai vu le pire. Parfois dans la même entreprise.

Au point que nous n’avons jamais voulu établir de classement des entreprises où il ferait bon vivre. La qualité de vie et des conditions de travail tient autant aux personnes qu’aux process.

J’ai déjà vu, dans une même entreprise, des collaborateurs qui la trouvaient formidable, et d’autres qui la trouvaient invivable. Comme quoi.
Catherine Testa

Si j’en parle de l’intérieur, c’est que je dirige moi-même une entreprise : je connais le management, les arbitrages, les budgets, les réunions. La plupart des médias qui traitent la QVCT en parlent de l’extérieur, rarement depuis le fauteuil de celui qui décide.

ℹ️L’essentiel :La QVCT, ou qualité de vie et des conditions de travail, est une démarche collective qui agit sur le travail réel, son contenu, sa charge, son organisation et son management, pour améliorer à la fois la santé des salariés et la performance de l’entreprise. Le sigle vient de l’accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020, transposé par la loi du 2 août 2021, et l’ANACT en structure la mise en œuvre autour de 6 champs. Le terrain, lui, part de bien plus bas : dans notre enquête de juillet 2026 auprès de 1 048 répondants, 37 % des salariés déclarent que leur manager ne leur a jamais demandé si ça allait.

Dans ce guide, je fais le résumé de ce qu’il en est vraiment de la qualité de vie et des conditions de travail. Pourquoi tant de démarches plantent, combien coûte le mal-être, et surtout quels leviers une PME peut activer sans cabinet de conseil à 30 000 euros.

Ce guide sert de carte : une réponse directe par question, puis le lien vers le guide qui la traite à fond. La simplicité est la sophistication suprême, disait Léonard de Vinci. En PME surtout, la QVCT se construit avec peu de moyens, mais beaucoup d’écoute.

QVCT : de quoi parle-t-on vraiment ?

La QVCT, qualité de vie et des conditions de travail, est une démarche collective qui améliore le bien-être ressenti des salariés tout en contribuant à la performance globale de l’organisation. Le sigle QVT vient de l’accord de 2013, le sigle QVCT de celui de 2020 : l’ajout des « conditions de travail » remet le travail réel au centre, la charge, les horaires, l’organisation, le sens.

La QVCT (qualité de vie et conditions de travail) désigne, depuis l’accord national interprofessionnel (ANI) du 9 décembre 2020, la démarche qui remplace officiellement la QVT. Cet accord a été transposé par la loi santé au travail du 2 août 2021, applicable depuis le 31 mars 2022 : à cette date, la QVCT s’est substituée à la QVT dans le Code du travail, en inscrivant les conditions réelles de travail, la charge, l’organisation et le sens, au cœur de la démarche.

📖 Définition
QVCT (qualité de vie et des conditions de travail)
Sigle officiel depuis l’ANI du 9 décembre 2020
Démarche collective qui vise à concilier l’amélioration des conditions de travail des salariés et la performance de l’entreprise. Elle renforce la capacité de chacun à agir et à s’exprimer sur le contenu et les conditions réelles de son travail.
Concrètement, revoir la charge de travail d’une équipe débordée relève de la QVCT. Installer une machine à café haut de gamme, non.
Source : ANI 2020, transposé par la loi du 2 août 2021, référentiel ANACT.

Quand nous avons commencé, tout le monde s’en foutait

Quand nous avons lancé ce média en 2017, la Semaine de la QVT existait déjà depuis des années et personne n’en parlait vraiment. Beaucoup se sont moqués de nous. Nous parlions alors surtout de bien-être au travail : le mot est questionnable, je le sais, mais il permettait à chacun de comprendre de quoi il s’agissait. Pour être honnête, tout le monde s’en foutait, alors que le terme était apparu dès 2013.

Qu’est-ce que la QVCT n’est pas, et pourquoi ce malentendu dure ?

La QVCT ne se résume ni à une corbeille de fruits, ni à un babyfoot, ni à une séance de yoga. Elle porte sur le travail lui-même, sa charge, son organisation et son management. Un bureau réglé à la bonne hauteur prévient des troubles musculo-squelettiques, sans constituer pour autant une politique de qualité de vie au travail. Une sensibilisation ponctuelle à la santé mentale y contribue elle aussi, sans suffire à elle seule, et ces à-côtés restent appréciés par beaucoup. Mais nous avons vu un grand basculement s’opérer : à un moment, tout est devenu QVCT, et tout est devenu santé mentale.

Comparatif QVCT : ce qui fait une politique QVCT (charge de travail, conditions réelles, management) et ce qui y contribue sans suffire (babyfoot, yoga, corbeille de fruits)Ce qui relève d’une politique QVCT, et ce qui y contribue sans y suffire.
💡À nuancer : Un babyfoot améliore l’ambiance, et il ne faut pas l’oublier. Chez nous, des collaborateurs disent que c’est autour du babyfoot qu’ils se retrouvent. C’est donc un vrai facteur d’ambiance. Mais ça ne compensera jamais une organisation du travail défaillante. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

C’est souvent beaucoup d’intellectualisme extérieur aux entreprises qui tape sur ces à-côtés. Nous, sur le terrain, nous avons constaté que l’environnement de travail fait partie de la QVCT, même s’il ne fait pas tout. Il ne remplacera jamais le traitement d’un manager toxique. Nous avons aussi vu la QVCT devenir un business : des plateformes vendent des sensibilisations portées par des gens qui ne connaissent pas le sujet, et des entreprises achètent pour cocher une case. Nous ne citons personne, faire de la délation n’est pas notre rôle. Mais ce mouvement, nous l’avons bien vu arriver.

Quels sont les 6 champs de la QVCT selon l’ANACT ?

Les 6 champs de la QVCT définis par l’ANACT sont les relations au travail et le climat social, le contenu du travail, la santé au travail, les compétences et les parcours professionnels, l’égalité professionnelle, et le management participatif et l’engagement. Ils se représentent sous la forme d’une fleur, la « marguerite QVCT », avec le travail réel au centre. Selon les documents, vous les verrez appelés les 6 champs, les 6 piliers ou les 6 sujets de la QVCT : ce sont les mêmes, seul le mot change.

Marguerite de la QVCT selon l’ANACT : le travail réel au centre, entouré des six champs, relations au travail, contenu du travail, santé, compétences, égalité professionnelle et management.
Champ ANACTCe qu’il couvre
Relations et climat socialRelations de travail, communication, dialogue social.
Contenu du travailCharge, autonomie, sens, qualité du travail possible.
Santé au travailPrévention des RPS et des TMS, DUERP, ergonomie.
Compétences et parcoursFormation, évolution, employabilité.
Égalité professionnelleÉgalité femmes-hommes et de traitement.
Management et engagementTransparence, information, participation des salariés.

Ces six champs se répondent : améliorer le climat social en ignorant la charge de travail ne marche pas. Ce caractère systémique distingue une démarche sérieuse d’une opération de communication interne.

Le chantier le plus compliqué reste presque toujours le même : l’organisation du travail elle-même, et la formation à un management différent. Ça fait peur, surtout aux entreprises déjà en flux tendu. Les autres champs demandent surtout une sensibilisation commune, et se travaillent de proche en proche : au fond, il s’agit de créer une culture d’entreprise.

Combien coûte le mal-être au travail, et quel est le ROI de la QVCT ?

Le mal-être au travail a un prix, et il est documenté : le coût caché de l’absentéisme atteint 4 059 euros par actif employé et par an selon l’Institut Sapiens, le stress au travail pèse 3 à 4 % du PIB des pays développés selon l’INRS, et 8 % seulement des salariés français se déclarent engagés selon Gallup. À l’inverse, des salariés heureux se révèlent environ 13 % plus productifs, mesuré en conditions réelles par l’université d’Oxford.

→ Le guide complet
Coût du mal-être au travail et ROI de la QVCT : les chiffres pour décider

Beaucoup de dirigeants, et même des managers, voient la QVCT comme une dépense de confort. J’interviens majoritairement sur le terrain, et je le constate souvent. Pourtant, l’inaction coûte souvent plus cher que l’action : elle pèse sur l’attractivité, alimente les arrêts, et peut mettre une entreprise au pied du mur. Un collaborateur qui se sent bien avec ses collègues, qui sait pourquoi il travaille, sera forcément moins souvent en arrêt. J’ai parfois l’impression de théoriser le bon sens. Sa forme la plus lourde porte un nom : le burn-out au travail. Côté prévention, un euro investi peut en rapporter jusqu’à treize selon les contextes : la QVCT bien menée relève de l’investissement, pas de la charité.

La QVCT, ce n’est pas ce qui est affiché. C’est la façon dont les collaborateurs se sentent le dimanche soir, à l’idée de revenir au travail le lendemain.
Catherine Testa

Pourquoi la QVCT est-elle un enjeu à part en PME ?

En PME, la QVCT se joue sans direction dédiée, sans budget fléché et sans cabinet externe. Là où les grands groupes disposent de directions QVCT et de cabinets, une PME avance souvent avec un dirigeant seul sur le sujet, du temps compté et un budget serré. C’est justement là que la qualité de vie au travail devient un défi passionnant, et que le marché de l’accompagnement reste le plus mal outillé. Elle y dispose aussi d’atouts que les grands groupes n’ont pas : la proximité, la rapidité de décision, la possibilité de tester une idée le lundi et de l’ajuster le vendredi. Cet avantage interdit les recettes toutes faites, à commencer par le fait de copier les grands groupes. Deux pièges guettent aussi : la QVCT cosmétique, qui masque un problème d’organisation, et le mirage de l’outil, qui fait croire qu’un logiciel dispensera de repenser le travail. Une PME qui réussit écoute vraiment ses salariés avant de décider : ça coûte du temps d’attention et de l’honnêteté sur l’existant, pas 30 000 euros.

→ Le guide complet
QVCT en PME et TPE : par où commencer sans service RH ni budget
Je manage depuis mes 24 ans. Je l’ai constaté au fil des années : certains ont besoin d’un joli cadre pour se sentir bien, d’autres ont juste besoin d’un ordinateur et ils arrivent à bosser. Les gens sont différents les uns des autres. La QVCT ne peut être que du sur-mesure.
Catherine Testa, fondatrice de L’Optimisme

Comment mettre en place une démarche QVCT, étape par étape ?

L’ANACT recommande une démarche QVCT en quatre étapes : concevoir et piloter, diagnostiquer, expérimenter, pérenniser, avec un pilotage paritaire associant direction et représentants des salariés. Le principe fort : passer à l’expérimentation au plus vite. L’outil central reste l’espace de discussion sur le travail.

→ Le guide complet
La démarche QVCT étape par étape : les 4 phases de l’ANACT
1
Concevoir et piloter la démarche

Un comité léger et un dirigeant impliqué suffisent en PME.

2
Diagnostiquer sans cabinet à 30 000 euros

Absentéisme, turnover, tensions, et surtout la parole des équipes.

3
Expérimenter deux chantiers, pas douze

Deux priorités maximum, testées en situation réelle avec les managers.

4
Mesurer dans six mois, puis ajuster

Un cycle d’amélioration continue, jamais un projet qu’on clôture.

J’insiste sur ce point : la plupart des échecs viennent d’un défaut d’écoute au départ, bien plus que d’un manque de moyens.

Quels sont les leviers QVCT concrets qui marchent ?

Les leviers QVCT qui produisent des résultats réels en PME coûtent presque rien : la reconnaissance, l’autonomie, le lien entre collaborateurs, un cadre clair sur la charge, des managers de proximité formés et une santé mentale non taboue. Ils portent sur la relation et l’organisation, pas sur l’équipement.

Ces leviers collectifs recoupent des facteurs individuels de bien-être documentés par la recherche : nous détaillons les 5 facteurs qui améliorent le bien-être au travail et proposons une grille pour évaluer votre propre bien-être au travail selon trois dimensions.

  • La reconnaissance, un merci sincère et un feedback régulier.
  • L’autonomie réelle, pas maquillée, sur sa façon de travailler.
  • Le lien entre collaborateurs, au quotidien, pas au séminaire annuel.
  • Un cadre clair sur la charge, les attentes et les délais.
  • Des managers de proximité formés et soutenus.
  • Une santé mentale visible et non taboue, sans dramatiser ni nier.

Chaque collaborateur peut aussi mobiliser ses propres leviers au quotidien : nos 10 conseils pour relâcher la pression détaillent des gestes concrets, en complément de ces leviers organisationnels.

Reste l’organisation du temps de travail : la flexibilité, le télétravail et la semaine de 4 jours produisent des effets réels quand ils s’accompagnent d’une charge de travail revue, et déçoivent quand ils la laissent intacte.

Le levier oublié : le manager de proximité

Le discours QVCT met rarement les managers de proximité au centre. C’est une erreur : ils portent une part énorme du résultat, on leur en demande de plus en plus sans les former, et beaucoup souffrent, parfois davantage que leurs équipes. Ce que je vois sur le terrain est net : une démarche qui fonctionne, c’est presque toujours celle qui embarque les managers. Le premier levier QVCT ne coûte rien, c’est un manager de proximité qui prend des nouvelles.

37 %
des salariés que nous suivons affirment que leur manager ne leur a jamais demandé si ça allait.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants

Un manager qu’on forme et qu’on protège, c’est toute une équipe qui respire.

Tant que cette question n’est pas posée, aucun dispositif QVCT ne tiendra dans la durée. Les témoignages que nous recevons chaque semaine et nos sensibilisations en entreprise le confirment. La QVCT couvre d’ailleurs un champ large : la neurodiversité en fait pleinement partie, un collaborateur TDAH, autiste ou dys a besoin d’un cadre de travail ajusté.

⚠️Important : critiquer les artifices ne doit jamais revenir à dénigrer ceux qui font des petits pas. Commencer quelque part vaut mieux que ne rien faire, à condition de ne pas faire semblant que cela suffit. Une première action modeste et sincère prépare le terrain d’une vraie démarche. Le danger, c’est le tapis qui recouvre la poussière, pas le premier pas maladroit d’une entreprise de bonne volonté.

DUERP et RPS : quelles sont vos obligations légales en QVCT ?

En QVCT, deux obligations existent, et une troisième n’existe pas. Le DUERP et la prévention des risques psychosociaux s’imposent dès le premier salarié, au titre de l’obligation générale de sécurité de l’employeur renforcée par la loi du 2 août 2021. La démarche QVCT structurée, elle, n’est obligatoire nulle part. Cette confusion génère souvent de l’immobilisme, par peur de mal faire.

→ Le guide complet
DUERP et RPS : les obligations de l’employeur en QVCT
SujetStatut légalCe que cela implique
DUERPObligatoire dès 1 salariéÉvaluer, consigner et mettre à jour les risques professionnels.
Prévention des RPSObligatoireObligation de sécurité de l’employeur, adossée au DUERP.
Négociation égalité et QVCTObligatoire avec délégués syndicaux (souvent 50+ salariés)Négocier chaque année sur l’égalité professionnelle et la QVCT.
Démarche QVCT structuréeNon obligatoireChoix stratégique de l’entreprise, dans une logique d’amélioration continue.

Pour prévenir les RPS, l’ANACT recommande d’évaluer les risques via un DUERP actualisé, de prioriser les actions selon leur gravité, puis de suivre les indicateurs clés.

Un levier financier reste trop peu connu des PME : l’Assurance Maladie propose des subventions Prévention TPE/PME plafonnées à 25 000 euros, dont une subvention « Soutien RPS » dédiée aux risques psychosociaux, à demander sur net-entreprises.fr.

Quels indicateurs QVCT suivre pour piloter la démarche ?

Trois familles d’indicateurs QVCT suffisent en PME : les indicateurs de perception, recueillis par un baromètre interne court, les indicateurs de fonctionnement déjà disponibles (absentéisme, turnover, ancienneté moyenne), et les indicateurs de santé, comme la nature et la durée des arrêts, suivis dans le respect de la confidentialité.

→ Le guide complet
Indicateurs et baromètre QVCT : quoi mesurer, et comment sans usine à gaz

Le piège classique reste le baromètre alibi : on interroge les salariés, on range les réponses, et rien ne change. Mesurer pour agir, pas pour cocher une case. Un baromètre léger suivi d’actions visibles vaut mille pages d’enquête sans suite.

Votre PME agit pour la QVCT ?

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anne@loptimisme.com

La qualité de vie au travail reste un levier de performance à la portée de toute PME qui accepte d’écouter avant de décider, de commencer petit sans se mentir, et de mesurer pour ajuster. Personne n’a une meilleure légitimité pour en parler qu’une dirigeante qui le vit chaque jour avec sa propre équipe, après avoir observé plus de 300 sites d’entreprise.

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FAQ, foire aux questions sur la QVCT

Quelle est la définition de la QVCT ?
La QVCT, qualité de vie et des conditions de travail, est une démarche collective qui améliore à la fois le bien-être ressenti des salariés et la performance de l’entreprise. Formalisée par l’accord national interprofessionnel de 2020, elle agit sur le travail réel : contenu, charge, organisation et management.
Quelle est la différence entre QVT et QVCT ?
Le sigle QVT date de l’accord de 2013, le sigle QVCT de celui de 2020. L’ajout des « conditions de travail » remet le travail réel au cœur de la démarche (charge, horaires, organisation, sens), plutôt que les à-côtés. Le fond change, pas seulement le vocabulaire.
Quels sont les 6 champs de la QVCT ?
Selon le référentiel de l’ANACT : les relations et le climat social, le contenu du travail, la santé au travail, les compétences et le parcours professionnel, l’égalité professionnelle, et le management participatif et l’engagement. Ces six champs sont interconnectés.
La QVCT est-elle obligatoire pour une PME ?
La démarche QVCT structurée n’est pas obligatoire en tant que telle. En revanche, le DUERP et la prévention des risques psychosociaux sont obligatoires dès le premier salarié. La négociation annuelle sur l’égalité et la QVCT concerne surtout les entreprises dotées de délégués syndicaux, souvent à partir de 50 salariés.
Comment mettre en place une démarche QVCT en PME ?
L’ANACT recommande quatre étapes : concevoir et piloter, diagnostiquer, expérimenter, puis pérenniser. En PME, l’essentiel est d’interroger vraiment les collaborateurs, de choisir deux chantiers maximum, d’engager les managers de proximité et de mesurer dans six mois pour ajuster.
Combien coûte le mal-être au travail ?
Le coût caché de l’absentéisme est estimé à 4 059 euros par actif employé et par an, selon l’étude de l’Institut Sapiens publiée en novembre 2018. Le stress au travail représente 3 à 4 % du PIB dans les pays développés selon l’INRS. À l’inverse, des salariés heureux se révèlent environ 13 % plus productifs selon une étude de l’université d’Oxford.
Existe-t-il des aides financières pour la QVCT en PME ?
Oui. L’Assurance Maladie propose des subventions Prévention TPE/PME, réservées en priorité aux entreprises de moins de 50 salariés, plafonnées à 25 000 euros avec un minimum de 1 000 euros. Une subvention « Soutien RPS » cible la prévention des risques psychosociaux. La demande se fait sur net-entreprises.fr.
Quels sont les 6 piliers de la QVCT ?
On parle indifféremment de 6 champs, de 6 piliers ou de 6 sujets de la QVCT : ce sont les mêmes. Le référentiel de l’ANACT en retient six : les relations au travail et le climat social, le contenu du travail, la santé au travail, les compétences et les parcours, l’égalité professionnelle, et le management participatif et l’engagement. Ils se représentent en marguerite, le travail réel au centre.
Qu’est-ce qu’une démarche QVCT ?
Une démarche QVCT est un projet collectif, piloté conjointement par la direction et les représentants des salariés, qui part du travail réel pour l’améliorer. Elle se distingue d’un plan d’actions bien-être par sa méthode : on diagnostique, on expérimente en situation réelle, on mesure, puis on pérennise ce qui fonctionne. Son outil central reste l’espace de discussion sur le travail.
Quelles sont les 4 étapes de la démarche QVCT ?
L’ANACT décrit quatre étapes : concevoir et piloter la démarche, poser le diagnostic, expérimenter des solutions en situation réelle, puis pérenniser ce qui marche. Le principe fort tient en une idée : passer vite à l’expérimentation, plutôt que de rester bloqué des mois entre un diagnostic et un plan d’actions qui n’arrive jamais.
Quels indicateurs QVCT faut-il suivre ?
Trois familles suffisent en PME. Les indicateurs de perception, recueillis par un baromètre interne court. Les indicateurs de fonctionnement, déjà disponibles dans l’entreprise : absentéisme, turnover, ancienneté moyenne. Les indicateurs de santé, comme la nature et la durée des arrêts, suivis dans le respect de la confidentialité. Deux ou trois mesures fiables revues tous les six mois valent mieux qu’un tableau de bord pléthorique consulté une seule fois.
Qu’est-ce qu’un COPIL QVCT ?
Le COPIL QVCT, ou comité de pilotage QVCT, est l’instance qui porte la démarche. Il réunit la direction, des représentants des salariés et, quand elle existe, la fonction RH. Son rôle : fixer le cap, arbitrer les chantiers, suivre les indicateurs. En PME, il se réduit souvent à trois ou quatre personnes qui se réunissent une heure par trimestre, à condition que leurs décisions soient réellement suivies d’effet.
Quels sont les métiers de la QVCT ?
Plusieurs fonctions portent la QVCT : responsable ou chargé de mission QVCT, DRH, préventeur ou responsable QHSE, psychologue du travail, ergonome, médecin du travail et infirmier en santé au travail. Dans une PME sans poste dédié, le sujet revient au dirigeant, épaulé par son service de prévention et de santé au travail, qui accompagne les entreprises adhérentes.
Quels sont des exemples d’actions QVCT concrètes ?
Les actions QVCT les plus efficaces coûtent peu. Un point individuel régulier où le manager demande vraiment comment ça va. Un droit à la déconnexion écrit, et respecté par la direction elle-même. Des objectifs revus pour être atteignables. Un espace de discussion mensuel sur les irritants du travail. Une sensibilisation à la santé mentale. Un aménagement de poste pour un salarié en difficulté. Et le retrait des tâches inutiles que personne n’ose supprimer.
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Sources
  1. ANACT, La QVCT, de quoi parle-t-on ? (ANI 2013, ANI 2020, loi du 2 août 2021, démarche en 4 étapes), 2026
  2. ANACT, Référentiel qualité de vie et des conditions de travail (les 6 champs), 2024
  3. Gallup, State of the Global Workplace (engagement 8 % en France, coût du désengagement, turnover), 2026
  4. Verlingue, Baromètre absentéisme, 7e édition (5,9 % en 2024), 2025
  5. Institut Sapiens, Le coût caché de l’absentéisme au travail, 108 milliards € (4 059 euros par actif employé et par an), 2018
  6. Malakoff Humanis, Étude Absentéisme 2026 (troubles psychologiques, 37,8 % des arrêts de plus de 30 jours), 2026
  7. INRS, Stress au travail, conséquences pour l’entreprise (RPS, part du PIB, journées perdues), 2024
  8. OMS et OIT, La santé mentale au travail (12 milliards de jours, 1 000 milliards de dollars), 2022
  9. Université d’Oxford, Saïd Business School / CEPREMAP, Bonheur et productivité (+13 %), 2019
  10. ameli.fr, Subventions prévention TPE/PME et Soutien RPS (plafond 25 000 euros), 2025
  11. Loi du 2 août 2021, Loi n° 2021-1018 pour renforcer la prévention en santé au travail (DUERP), 2021
  12. EU-OSHA, Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, Calcul des coûts du stress et des risques psychosociaux liés au travail (coût de la dépression liée au travail, retour sur investissement de la prévention), 2014