Test syndrome de l’imposteur au travail

Test syndrome de l'imposteur au travail
⏱ Temps de lecture : 6 min · Test : 4 min

Mis à jour le 19 juillet 2026

Vous venez de décrocher une promotion et votre première pensée n’est pas la fierté, c’est la peur. Peur qu’on finisse par voir que vous n’êtes pas si compétent. Peur de ne pas tenir le niveau la prochaine fois. Et quand on vous félicite, vous expliquez que c’était l’équipe, le contexte, la chance.

Ce fonctionnement porte un nom depuis 1978, le syndrome de l’imposteur. Ce test explore les trois dimensions identifiées par la recherche francophone. Gratuit, anonyme, sans inscription, sans donnée collectée.

Commencer le test

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À lire avant de commencer

Ce test est un outil de repérage et de réflexion personnelle. Il ne constitue pas un diagnostic. Le syndrome de l’imposteur n’est d’ailleurs pas un trouble répertorié dans les classifications médicales, c’est un fonctionnement psychologique. Si ce doute pèse fortement sur votre quotidien, un psychologue peut vous aider.

Le test : ai-je le syndrome de l’imposteur ?

Répondez en pensant à votre travail actuel, sur les derniers mois. Répondez vite, la première réaction est souvent la plus juste.

Partie 1 · Illégitimité
5 questions sur votre place

À quelle fréquence ces situations vous concernent dans votre travail actuel ?

1Vous avez peur qu’on finisse par découvrir que vous n’êtes pas à la hauteur de votre poste.

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2Vous vous sentez moins compétent que ce que vos collègues imaginent.

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3Vous redoutez les situations où votre travail est évalué.

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4Vous avez l’impression de jouer un rôle au travail.

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5Vous craignez de ne pas réussir à tenir le même niveau la prochaine fois.

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Partie 2 · À qui revient le mérite
5 questions sur vos réussites

Pensez à vos succès professionnels, petits et grands.

6Vous expliquez vos réussites par la chance ou le hasard.

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7Vous pensez avoir obtenu votre poste grâce au bon moment ou aux bonnes personnes.

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8Quand un projet réussit, vous en attribuez le mérite aux autres plutôt qu’à vous.

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9Vous vous dites que ceux qui vous ont recruté se sont trompés sur vous.

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10Vous mettez vos succès sur le compte du travail acharné, jamais de vos capacités.

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Partie 3 · Recevoir
5 questions sur les compliments et les retours

Dernière partie, sur ce que vous faites des signes de reconnaissance.

11Vous avez du mal à accepter un compliment sur votre travail.

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12Vous minimisez vos réussites quand on vous en parle.

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13Vous vous souvenez mieux de vos ratés que de vos réussites.

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14Une critique pèse plus lourd pour vous que dix retours positifs.

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15Vous n’osez pas parler de vos réalisations, de peur de paraître prétentieux.

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0 / 15 questions répondues
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Votre résultat au test du syndrome de l’imposteur

Illégitimité
0 / 20
Attribution externe
0 / 20
Reconnaissance
0 / 20
Score total
0 / 60
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Comment ce score est construit. Le test reprend les trois dimensions mises en évidence par la validation francophone de l’échelle de Clance, menée par Kevin Chassangre : l’impression d’illégitimité, l’attribution de sa situation à des facteurs externes, et la difficulté à accepter les signes de reconnaissance. Chaque dimension compte 5 questions notées de 0 à 4. Les questions ci-dessus ont été rédigées par notre rédaction : l’échelle de Clance est protégée par le droit d’auteur, nous ne la reproduisons pas et nous ne l’administrons pas.

Comment lire votre score

La répartition en dit plus que le total. Un score fort sur la seule attribution externe décrit une modestie excessive ; les trois réunies décrivent un fonctionnement plus lourd.

Score totalLectureCe que cela appelle
0 à 19Vous vous accordez votre placeSurveillez votre sous-score le plus élevé en période de pression.
20 à 35Le doute prend de la placeTenez une liste écrite de vos réussites et de votre part réelle dedans.
36 et plusFonctionnement installéEn parler, et envisager un accompagnement en TCC.
ℹ️Le saviez-vous ? : entre 62 et 70 % des personnes douteraient un jour ou l’autre de la légitimité de leur réussite. Douter n’a donc rien d’anormal. Ce qui fait le syndrome, c’est que le doute devienne un fonctionnement stable, malgré les preuves accumulées du contraire.

Les trois dimensions, expliquées

🎭 L’impression d’illégitimité

La conviction de ne pas mériter sa place, et la peur d’être démasqué.

  • Sentiment de jouer un rôle
  • Peur des évaluations
  • Crainte de ne pas tenir le niveau

🎲 L’attribution externe

Le succès s’explique par la chance, le contexte, les autres, jamais par soi.

  • « J’étais au bon endroit »
  • « C’est l’équipe »
  • « Ils se sont trompés sur moi »

🙋 La difficulté à recevoir

Les signes de reconnaissance ne se fixent pas, les critiques si.

  • Compliments balayés
  • Mémoire sélective des ratés
  • Ne pas oser parler de ses réussites

⚖️ Ce que ce n’est pas

Le syndrome de l’imposteur se confond avec d’autres réalités.

  • La modestie, qui n’empêche pas d’agir
  • Le manque réel d’expérience
  • Un environnement qui vous dévalorise

Questions fréquentes

Non. Il ne figure dans aucune classification médicale. Le terme a été proposé en 1978 par les psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne Imes pour décrire un fonctionnement, pas un trouble. Cela ne veut pas dire qu’il ne fait pas souffrir.
Les premières travaux de Clance et Imes portaient sur des femmes, ce qui a durablement associé le syndrome au féminin. Les études ultérieures montrent qu’il concerne les deux sexes. Ce qui diffère davantage, c’est la façon dont il s’exprime et se dit.
Non. L’échelle de Clance est un outil protégé, administré par des professionnels. Notre test s’appuie sur ses trois dimensions, avec des questions que nous avons écrites. Il vous donne un repère, pas une mesure clinique.
Oui. Les thérapies cognitives et comportementales sont documentées sur ce sujet. Elles travaillent sur l’attribution des réussites et sur l’acceptation inconditionnelle de soi, c’est-à-dire cesser de faire dépendre sa valeur de ses performances.
Non. Le calcul s’effectue entièrement dans votre navigateur. Aucune réponse n’est transmise ni stockée.
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💬Votre témoignage nous intéresse : nous recevons chaque semaine des récits de salariés, et ils nourrissent nos articles comme nos formations. Si vous avez vécu cette situation, écrivez-nous à contact@loptimisme.pro.
Sources
  1. Clance P.R., Imes S.A. The imposter phenomenon in high achieving women. Psychotherapy: Theory, Research and Practice, 1978. Article fondateur du concept.
  2. Chassangre K. Travaux de validation francophone de la Clance Impostor Phenomenon Scale, mettant en évidence trois dimensions : illégitimité, attribution externe, difficulté à accepter la reconnaissance.
  3. Chassangre K.Cessez de vous déprécier ! Se libérer du syndrome de l’imposteur, Dunod.
  4. Cadoche E., de Montarlot A.Le syndrome d’imposture, Les Arènes.