Mis à jour le 19 juillet 2026
Vous venez de décrocher une promotion et votre première pensée n’est pas la fierté, c’est la peur. Peur qu’on finisse par voir que vous n’êtes pas si compétent. Peur de ne pas tenir le niveau la prochaine fois. Et quand on vous félicite, vous expliquez que c’était l’équipe, le contexte, la chance.
Ce fonctionnement porte un nom depuis 1978, le syndrome de l’imposteur. Ce test explore les trois dimensions identifiées par la recherche francophone. Gratuit, anonyme, sans inscription, sans donnée collectée.
Ce test est un outil de repérage et de réflexion personnelle. Il ne constitue pas un diagnostic. Le syndrome de l’imposteur n’est d’ailleurs pas un trouble répertorié dans les classifications médicales, c’est un fonctionnement psychologique. Si ce doute pèse fortement sur votre quotidien, un psychologue peut vous aider.
Le test : ai-je le syndrome de l’imposteur ?
Répondez en pensant à votre travail actuel, sur les derniers mois. Répondez vite, la première réaction est souvent la plus juste.
À quelle fréquence ces situations vous concernent dans votre travail actuel ?
1Vous avez peur qu’on finisse par découvrir que vous n’êtes pas à la hauteur de votre poste.
2Vous vous sentez moins compétent que ce que vos collègues imaginent.
3Vous redoutez les situations où votre travail est évalué.
4Vous avez l’impression de jouer un rôle au travail.
5Vous craignez de ne pas réussir à tenir le même niveau la prochaine fois.
Pensez à vos succès professionnels, petits et grands.
6Vous expliquez vos réussites par la chance ou le hasard.
7Vous pensez avoir obtenu votre poste grâce au bon moment ou aux bonnes personnes.
8Quand un projet réussit, vous en attribuez le mérite aux autres plutôt qu’à vous.
9Vous vous dites que ceux qui vous ont recruté se sont trompés sur vous.
10Vous mettez vos succès sur le compte du travail acharné, jamais de vos capacités.
Dernière partie, sur ce que vous faites des signes de reconnaissance.
11Vous avez du mal à accepter un compliment sur votre travail.
12Vous minimisez vos réussites quand on vous en parle.
13Vous vous souvenez mieux de vos ratés que de vos réussites.
14Une critique pèse plus lourd pour vous que dix retours positifs.
15Vous n’osez pas parler de vos réalisations, de peur de paraître prétentieux.
Comment lire votre score
La répartition en dit plus que le total. Un score fort sur la seule attribution externe décrit une modestie excessive ; les trois réunies décrivent un fonctionnement plus lourd.
| Score total | Lecture | Ce que cela appelle |
|---|---|---|
| 0 à 19 | Vous vous accordez votre place | Surveillez votre sous-score le plus élevé en période de pression. |
| 20 à 35 | Le doute prend de la place | Tenez une liste écrite de vos réussites et de votre part réelle dedans. |
| 36 et plus | Fonctionnement installé | En parler, et envisager un accompagnement en TCC. |
Les trois dimensions, expliquées
🎭 L’impression d’illégitimité
La conviction de ne pas mériter sa place, et la peur d’être démasqué.
- Sentiment de jouer un rôle
- Peur des évaluations
- Crainte de ne pas tenir le niveau
🎲 L’attribution externe
Le succès s’explique par la chance, le contexte, les autres, jamais par soi.
- « J’étais au bon endroit »
- « C’est l’équipe »
- « Ils se sont trompés sur moi »
🙋 La difficulté à recevoir
Les signes de reconnaissance ne se fixent pas, les critiques si.
- Compliments balayés
- Mémoire sélective des ratés
- Ne pas oser parler de ses réussites
⚖️ Ce que ce n’est pas
Le syndrome de l’imposteur se confond avec d’autres réalités.
- La modestie, qui n’empêche pas d’agir
- Le manque réel d’expérience
- Un environnement qui vous dévalorise
Questions fréquentes
- Clance P.R., Imes S.A. The imposter phenomenon in high achieving women. Psychotherapy: Theory, Research and Practice, 1978. Article fondateur du concept.
- Chassangre K. Travaux de validation francophone de la Clance Impostor Phenomenon Scale, mettant en évidence trois dimensions : illégitimité, attribution externe, difficulté à accepter la reconnaissance.
- Chassangre K.Cessez de vous déprécier ! Se libérer du syndrome de l’imposteur, Dunod.
- Cadoche E., de Montarlot A.Le syndrome d’imposture, Les Arènes.


