
Mis à jour le 23 septembre 2026
Vous arrivez à 9 h et vous repartez à 18 h 30, alors que votre journée devait finir à 18 h. Vous relisez trois mails dans le train, vous déjeunez devant l’écran pour tenir un délai, vous bouclez une présentation le dimanche soir. Une demi-heure par-ci, une heure par-là : sur une année, ces moments finissent par former des semaines entières de travail que personne ne paie ni ne récupère.
Notre équipe a conçu ce calculateur d’heures supplémentaires non payées pour que chacun puisse faire ses comptes. Il additionne ces minutes à votre place, à partir de votre semaine réelle, puis les traduit en jours, en semaines et en euros.
Le résultat n’accuse personne. Bien souvent, vous ne remarquez même pas ces heures : elles naissent de votre engagement, et votre manager ne les voit pas toujours lui-même. La faute ne revient ni à vous ni à lui. Mieux vaut pourtant comprendre ces heures offertes : tant qu’elles restent invisibles, personne ne peut les reconnaître ni les réduire.
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Le calculateur : vos heures supplémentaires non payées sur un an
Répondez pour une semaine ordinaire, pas pour la pire. Si vous hésitez entre deux valeurs, prenez la plus basse : le résultat restera parlant.
Pourquoi les heures gratuites ne se voient pas
Une heure supplémentaire payée laisse une trace sur le bulletin. Une heure offerte n’en laisse aucune : elle se dissout entre une réunion qui déborde et un mail relu le soir. La durée réelle du travail reste difficile à mesurer. En 2024, selon l’Insee, les salariés à temps complet déclaraient une durée habituelle de 38,8 heures par semaine, pour une durée légale de 35 heures, et les cadres 42 heures. La Dares compte de son côté 16,3 heures supplémentaires rémunérées par salarié à temps complet au premier trimestre 2026. Les salariés que nous recevons en sensibilisation le disent avec les mêmes mots : personne ne les a demandées, personne ne les a comptées.
Ce que dit le droit, en trois articles
La durée légale est fixée à 35 heures par semaine pour un temps complet (article L3121-27 du Code du travail). Au-delà, sans accord collectif contraire, les heures supplémentaires sont majorées de 25 % pour les huit premières et de 50 % ensuite (article L3121-36). Le droit à la déconnexion impose à l’employeur de négocier, ou à défaut de rédiger une charte, sur la régulation des outils numériques hors temps de travail (article L2242-17). En forfait jours, le compteur d’heures disparaît, mais l’accord doit organiser le suivi de votre charge de travail (article L3121-64).
Reprendre la main sans se mettre en danger
Le premier levier tient dans le chiffre obtenu. Un chef de projet nous racontait avoir compté pour la première fois : sept semaines par an, sans jamais avoir posé de nombre dessus. Un manager entend mieux « six heures par semaine en plus de mon contrat » qu’un « je suis débordé » : le premier appelle une décision, le second une consolation.
Le deuxième levier consiste à refuser, une fois, la tâche de trop. L’exercice n’a rien d’évident : 84 % des salariés qui nous suivent peinent à dire non systématiquement quand ils sont surchargés (16 % seulement y arrivent souvent). Beaucoup d’heures offertes commencent ainsi, par un oui qui aurait pu être un non. Nous avons détaillé la méthode pour dire non au travail sans perdre en crédibilité.
Le troisième levier relève de la santé. Quand le débordement pèse sur le sommeil ou l’humeur, la médecine du travail se sollicite directement, sans passer par l’employeur, sous secret médical. Les heures gratuites nourrissent souvent une charge mentale au travail qui, elle, ne se compte plus en heures.
Questions fréquentes
Ces heures sont-elles vraiment « gratuites » si je suis cadre au forfait jours ?▼
Pourquoi 47 semaines, 7 heures par jour et 151,67 heures ?▼
Mes réponses sont-elles enregistrées ?▼
Puis-je réclamer le paiement de ces heures ?▼
Que faire si le résultat me fait peur ?▼
Ce calculateur applique des formules simples et transparentes à ce que vous saisissez. Il ne connaît ni votre convention collective, ni votre contrat, ni votre situation fiscale. Il donne un ordre de grandeur pour ouvrir une discussion, pas un chiffre opposable.
- Code du travail, articles L3121-27 (durée légale de 35 heures), L3121-36 (majoration de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires, 50 % ensuite), L2242-17 7° (droit à la déconnexion) et L3121-64 (forfait jours, plafond de 218 jours, suivi de la charge), Légifrance, septembre 2026.
- Insee, Emploi, chômage, revenus du travail, Insee Références, édition 2025, fiche « Durée du travail » : 38,8 heures habituelles par semaine pour les salariés à temps complet en 2024, 42,3 heures pour les cadres.
- Dares, Les heures supplémentaires, série trimestrielle : 16,3 heures supplémentaires rémunérées par salarié à temps complet au premier trimestre 2026.
- L’Optimisme.pro, enquête auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants, question « Au travail, arrivez-vous à dire non quand vous êtes surchargés ? » : 84 % peinent à dire non systématiquement, 16 % seulement y arrivent souvent.




