Combien d’heures travaillez-vous gratuitement chaque année ? Le calculateur

heures supplémentaires non payées
⏱ Temps de lecture : 5 min · Calcul : 2 min

Mis à jour le 23 septembre 2026

Vous arrivez à 9 h et vous repartez à 18 h 30, alors que votre journée devait finir à 18 h. Vous relisez trois mails dans le train, vous déjeunez devant l’écran pour tenir un délai, vous bouclez une présentation le dimanche soir. Une demi-heure par-ci, une heure par-là : sur une année, ces moments finissent par former des semaines entières de travail que personne ne paie ni ne récupère.

Notre équipe a conçu ce calculateur d’heures supplémentaires non payées pour que chacun puisse faire ses comptes. Il additionne ces minutes à votre place, à partir de votre semaine réelle, puis les traduit en jours, en semaines et en euros.

Le résultat n’accuse personne. Bien souvent, vous ne remarquez même pas ces heures : elles naissent de votre engagement, et votre manager ne les voit pas toujours lui-même. La faute ne revient ni à vous ni à lui. Mieux vaut pourtant comprendre ces heures offertes : tant qu’elles restent invisibles, personne ne peut les reconnaître ni les réduire.

🔒 Aucune donnée n’est enregistrée : ce calculateur sert seulement à faire un calcul, directement dans votre navigateur.

Calculer mes heures gratuites

Le calculateur : vos heures supplémentaires non payées sur un an

Répondez pour une semaine ordinaire, pas pour la pire. Si vous hésitez entre deux valeurs, prenez la plus basse : le résultat restera parlant.

1Votre contrat

La base de référence, celle de votre contrat ou de votre fiche de paie.

2Ce qui déborde

Une semaine ordinaire. Ne comptez que ce qui n’est ni payé ni récupéré.

3Ce qui ne revient pas

Le poste le plus oublié, et souvent le plus lourd.

Chaque année, vous travaillez gratuitement
0 h
soit 0 jour de travail, ni payés ni récupérés
En semaines de travail
0
Valeur à votre taux horaire net
0 €
Part de votre contrat
0 %
Par semaine travaillée
0 h
en moyenne, sur 47 semaines travaillées
Heures supplémentaires non payéespar semaine, sur 47 semaines0 h
Mails et messages du soirminutes par jour travaillé0 h
Travail le week-endpar mois, sur 11 mois travaillés0 h
Pause déjeuner écourtéeminutes par jour travaillé0 h
Congés perdusjours non pris, convertis à 7 h0 h
Total offert sur un an0 h

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    Comment ce calcul est construit. Chaque poste est ramené à l’année sur 47 semaines travaillées, congés payés déduits : heures supplémentaires multipliées par 47, minutes de mails du soir et de pause écourtée multipliées par vos jours travaillés puis par 47, heures du week-end multipliées par 11 mois, chaque jour de congé perdu compté 7 heures. Le total est converti en jours de 7 heures et en semaines de votre durée contractuelle. La valeur en euros applique votre taux horaire net, soit le salaire net divisé par 151,67 heures pour 35 heures hebdomadaires, diviseur ajusté si votre contrat diffère. Aucune donnée ne quitte votre navigateur.

    Pourquoi les heures gratuites ne se voient pas

    Une heure supplémentaire payée laisse une trace sur le bulletin. Une heure offerte n’en laisse aucune : elle se dissout entre une réunion qui déborde et un mail relu le soir. La durée réelle du travail reste difficile à mesurer. En 2024, selon l’Insee, les salariés à temps complet déclaraient une durée habituelle de 38,8 heures par semaine, pour une durée légale de 35 heures, et les cadres 42 heures. La Dares compte de son côté 16,3 heures supplémentaires rémunérées par salarié à temps complet au premier trimestre 2026. Les salariés que nous recevons en sensibilisation le disent avec les mêmes mots : personne ne les a demandées, personne ne les a comptées.

    Ce que dit le droit, en trois articles

    La durée légale est fixée à 35 heures par semaine pour un temps complet (article L3121-27 du Code du travail). Au-delà, sans accord collectif contraire, les heures supplémentaires sont majorées de 25 % pour les huit premières et de 50 % ensuite (article L3121-36). Le droit à la déconnexion impose à l’employeur de négocier, ou à défaut de rédiger une charte, sur la régulation des outils numériques hors temps de travail (article L2242-17). En forfait jours, le compteur d’heures disparaît, mais l’accord doit organiser le suivi de votre charge de travail (article L3121-64).

    Reprendre la main sans se mettre en danger

    Le premier levier tient dans le chiffre obtenu. Un chef de projet nous racontait avoir compté pour la première fois : sept semaines par an, sans jamais avoir posé de nombre dessus. Un manager entend mieux « six heures par semaine en plus de mon contrat » qu’un « je suis débordé » : le premier appelle une décision, le second une consolation.

    Le deuxième levier consiste à refuser, une fois, la tâche de trop. L’exercice n’a rien d’évident : 84 % des salariés qui nous suivent peinent à dire non systématiquement quand ils sont surchargés (16 % seulement y arrivent souvent). Beaucoup d’heures offertes commencent ainsi, par un oui qui aurait pu être un non. Nous avons détaillé la méthode pour dire non au travail sans perdre en crédibilité.

    Le troisième levier relève de la santé. Quand le débordement pèse sur le sommeil ou l’humeur, la médecine du travail se sollicite directement, sans passer par l’employeur, sous secret médical. Les heures gratuites nourrissent souvent une charge mentale au travail qui, elle, ne se compte plus en heures.

    Questions fréquentes

    Ces heures sont-elles vraiment « gratuites » si je suis cadre au forfait jours ?▼
    Au forfait jours, votre rémunération couvre un nombre de jours, 218 au maximum par an, sans décompte des heures. Les heures du soir ne sont donc pas des heures supplémentaires au sens légal. Elles restent du temps donné, et l’accord de forfait doit prévoir un suivi régulier de votre charge de travail (article L3121-64).
    Pourquoi 47 semaines, 7 heures par jour et 151,67 heures ?▼
    Les 47 semaines retirent les cinq semaines de congés payés, sans déduire les jours fériés. Les 7 heures correspondent à une journée d’un temps plein à 35 heures sur cinq jours. Les 151,67 heures sont la durée mensuelle d’un contrat de 35 heures : votre salaire net divisé par ce nombre donne votre taux horaire net, primes exclues.
    Mes réponses sont-elles enregistrées ?▼
    Non. Le calcul s’effectue entièrement dans votre navigateur. Aucune donnée n’est transmise, stockée ni associée à votre identité. Fermez la page et tout disparaît.
    Puis-je réclamer le paiement de ces heures ?▼
    Aux 35 heures, les heures supplémentaires accomplies à la demande de l’employeur, ou avec son accord même implicite, ouvrent droit à majoration ou à repos compensateur (article L3121-36). Avant tout contentieux, une conversation chiffrée avec votre manager règle la plupart des situations que nous voyons passer.
    Que faire si le résultat me fait peur ?▼
    Prenez-le comme une information, pas comme un verdict. Choisissez le poste le plus lourd et agissez dessus pendant un mois. Si le débordement s’accompagne de troubles du sommeil ou d’une fatigue qui ne passe pas, consultez votre médecin traitant ou le médecin du travail. Notre test burn-out peut vous aider à faire le point.
    🧮
    Ce que ce calcul fait, et ne fait pas

    Ce calculateur applique des formules simples et transparentes à ce que vous saisissez. Il ne connaît ni votre convention collective, ni votre contrat, ni votre situation fiscale. Il donne un ordre de grandeur pour ouvrir une discussion, pas un chiffre opposable.

    ✋Apprendre à dire non : refuser la tâche de trop sans culpabiliser, cela s’apprend. Notre formation en ligne « Apprendre à dire non » vous donne la méthode et les phrases pour garder vos soirées et vos week-ends, sans froisser personne. Découvrir la formation.
    💬Votre témoignage nous intéresse : nous recevons chaque semaine des récits de salariés et de managers, et ils nourrissent nos articles comme nos formations. Si ce résultat vous parle, écrivez-nous à anne@loptimisme.com.
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    👥 +1 million de followers sur les réseaux sociaux🎤 Sur le terrain depuis 2017
    Sources
    1. Code du travail, articles L3121-27 (durée légale de 35 heures), L3121-36 (majoration de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires, 50 % ensuite), L2242-17 7° (droit à la déconnexion) et L3121-64 (forfait jours, plafond de 218 jours, suivi de la charge), Légifrance, septembre 2026.
    2. Insee, Emploi, chômage, revenus du travail, Insee Références, édition 2025, fiche « Durée du travail » : 38,8 heures habituelles par semaine pour les salariés à temps complet en 2024, 42,3 heures pour les cadres.
    3. Dares, Les heures supplémentaires, série trimestrielle : 16,3 heures supplémentaires rémunérées par salarié à temps complet au premier trimestre 2026.
    4. L’Optimisme.pro, enquête auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants, question « Au travail, arrivez-vous à dire non quand vous êtes surchargés ? » : 84 % peinent à dire non systématiquement, 16 % seulement y arrivent souvent.