Mis à jour le 19 juillet 2026
Vous tenez. Vous êtes même plutôt performant. Vous répondez présent, vous prenez les dossiers que personne ne veut, vous rassurez tout le monde. Et pourtant quelque chose s’use, sans que personne ne s’en aperçoive, vous compris.
Le burn-in décrit ce moment précis : celui où l’on en fait toujours plus, où l’on rogne sur soi pour tenir, et où l’on paraît encore solide. C’est l’étape qui précède l’effondrement. Ce test vous donne un repère en 4 minutes. Gratuit, anonyme, sans inscription, sans donnée collectée.
Ce test est un outil de repérage et de réflexion personnelle. Il ne constitue pas un diagnostic. Seul un médecin traitant, un médecin du travail ou un psychiatre peut évaluer une situation. Si vous souffrez, consultez sans attendre le résultat d’un test en ligne.
Le test : suis-je en burn-in ?
Répondez en pensant aux 6 derniers mois, pas à une période exceptionnelle de rush. Le burn-in se reconnaît à sa durée et à sa régularité, pas à un pic ponctuel de charge.
À quelle fréquence ces situations vous concernent au cours des 6 derniers mois ?
1Vous acceptez de nouvelles missions alors que votre charge est déjà pleine.
2Vous consultez vos messages professionnels le soir, le week-end ou en congés.
3Vous reprenez votre travail une fois la maison calme, tard le soir.
4Vous allez travailler même quand vous êtes malade.
5Vous avez du mal à déléguer, vous préférez faire vous-même pour que ce soit bien fait.
Même consigne : pensez aux 6 derniers mois, pas à une période exceptionnelle.
6Vous annulez des moments personnels, sport, amis ou famille, pour du travail.
7Vos proches vous disent que vous n’êtes plus vraiment disponible.
8Vous repoussez des rendez-vous médicaux faute de temps.
9Vous mangez sur le pouce, debout ou devant votre écran.
10Vous n’arrivez plus à dire non à une demande professionnelle.
Ces 5 questions sont formulées à l’endroit. Répondez toujours spontanément.
11Vous vous autorisez à ralentir quand vous sentez que c’est trop.
12Vous repérez les signaux de fatigue de votre corps et vous en tenez compte.
13Vous estimez que votre valeur ne dépend pas de vos résultats au travail.
14Vous terminez votre journée sans culpabiliser de ce qui n’est pas fait.
15Vous prenez vos congés en entier, sans travailler pendant.
Comment lire votre score
Comme pour le burn-out, la répartition compte davantage que le total. Un surengagement à 18/20 avec une lucidité intacte ne raconte pas la même histoire qu’un score moyen réparti partout.
| Score total | Lecture | Ce que cela appelle |
|---|---|---|
| 0 à 19 | Vos limites tiennent | Surveillez votre sous-score le plus élevé, c’est par là que la mécanique commencerait. |
| 20 à 34 | La mécanique est enclenchée | Agissez maintenant, vous avez encore des ressources. C’est la meilleure fenêtre. |
| 35 et plus | Surengagement à haut risque | Parlez-en à un professionnel de santé sans attendre l’effondrement. |
Burn-in, burn-out, bore-out, brown-out : ne pas confondre
Quatre mots proches, quatre réalités différentes. Les distinguer aide à mettre le bon nom sur ce que vous vivez.
🔥 Burn-in
Vous en faites trop et vous tenez encore. La façade est intacte, l’usure est invisible.
- Surinvestissement permanent
- Besoins personnels sacrifiés
- Performance encore élevée
🧪 Burn-out
Le réservoir est vide. L’épuisement s’accompagne d’une mise à distance et d’une perte du sentiment d’efficacité.
- Fatigue que le repos ne répare plus
- Cynisme, retrait
- Sentiment de ne plus être à la hauteur
😴 Bore-out
L’inverse de la surcharge. Trop peu à faire, trop peu de sens, une lente érosion par l’ennui.
- Sous-charge chronique
- Ennui, journées à remplir
- Difficulté à oser en parler
🎭 Brown-out
La charge est normale mais le sens a disparu. Vous faites bien un travail auquel vous ne croyez plus.
- Perte d’adhésion aux missions
- Conflit de valeurs
- Désengagement progressif
Que faire dès cette semaine
Le burn-in se nourrit du oui automatique. Refuser une fois cette semaine rouvre une possibilité que vous aviez fermée. Commencez petit, l’objectif est de reprendre l’habitude.
Le sport annulé, le déjeuner reporté, la visite médicale repoussée. Reprogrammez-en un seul, et traitez-le comme une réunion à laquelle on ne pose pas de lapin.
Un seul soir sans consulter vos messages professionnels. Observez ce qui se passe réellement, en général beaucoup moins que ce que vous redoutiez.
Le burn-in tient debout parce qu’il reste invisible, y compris à vos propres yeux. En parler à une personne de confiance, c’est le premier geste qui casse le mécanisme.
Questions fréquentes sur le burn-in
- Burisch M. Travaux sur le processus d’installation de l’épuisement professionnel, synthèse 2006. Modèle en quatre stades : forte charge et attentes élevées, épuisement, dépersonnalisation, puis désespoir. L’auteur souligne qu’il existe peu d’accord entre chercheurs sur la séquence exacte.
- Schaufeli W.B., Taris T.W., Bakker A.B. Dr Jekyll or Mr Hyde? On the differences between work engagement and workaholism. Research Companion to Working Time and Work Addiction, Edward Elgar, 2006.
- Maslach C., Leiter M.P. Understanding the burnout experience: recent research and its implications for psychiatry. World Psychiatry, 2016;15(2):103-111.
- HAS (Haute Autorité de Santé), Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, recommandation de bonne pratique, 2017.
- INRS, dossier Épuisement professionnel ou burnout, facteurs de risque et prévention.



