Chiffres et études : santé mentale au travail et QVCT

Observatoire · mis à jour août 2026

Chiffres et études sur la santé mentale au travail et la QVCT

Nous rassemblons sur cette page les chiffres qui servent réellement à piloter la santé mentale et la QVCT dans une organisation. Chaque donnée est résumée, datée et attribuée à son organisme. Nous y ajoutons nos propres enquêtes, menées auprès de notre communauté de plus d’un million de followers sur les réseaux sociaux.

Ils nous ont fait confiance
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Données propriétaires

Nos chiffres exclusifs sur la santé mentale au travail

Nous interrogeons régulièrement notre communauté. Ces chiffres décrivent nos répondants et les salariés qui nous suivent, pas la population française dans son ensemble. Ils racontent ce qui se joue vraiment dans les bureaux, au niveau de la parole et du repérage.

63 %
de nos répondants disent que leur manager leur a déjà demandé si ça allait. 37 % disent que non.
44 %
répondent « ça dépend à qui » quand nous leur demandons s’ils osent parler de leur santé mentale au travail
31 %
n’arrivent presque jamais à dire non quand ils se sentent surchargés
55 %
ne sauraient pas quoi faire si un collègue leur confiait des violences conjugales
15 %
ont déjà remarqué qu’un collègue vivait des violences conjugales
85 %
déclarent que leur entreprise n’a jamais parlé de violences conjugales
16 %
seulement arrivent souvent à dire non quand la charge devient trop lourde

Source : enquêtes L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026 (N = 1 048 et N = 1 910 répondants).

Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondantsVotre manager vous a-t-il déjà demandé si ça allait ? 63 % de nos répondants disent oui, 37 % disent que non. La question la plus simple reste celle que plus d’un tiers des salariés qui nous suivent n’ont jamais entendue.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondantsOsez-vous parler de votre santé mentale au travail ? 28 % répondent oui, 29 % répondent non, 44 % répondent que ça dépend à qui. La parole existe, elle se déplace vers les personnes de confiance plutôt que vers l’organisation.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondantsArrivez-vous à dire non quand vous êtes surchargés ? 16 % y arrivent souvent, 54 % y arrivent parfois, 31 % n’y arrivent presque jamais. La surcharge s’installe donc largement en silence.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 910 répondantsSauriez-vous quoi faire si un collègue vous confiait des violences conjugales ? 14 % ont été formés ou documentés, 32 % pensent que oui, 41 % pensent que non, 14 % répondent « absolument pas ». Au total, 55 % de nos répondants ne sauraient pas quoi faire.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 910 répondantsAvez-vous déjà remarqué qu’un collègue vivait des violences conjugales ? 15 % répondent oui, 85 % répondent non. Le repérage reste rare, alors que les victimes travaillent et se rendent au bureau tous les jours.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 910 répondantsVotre entreprise a-t-elle déjà parlé de violences conjugales ? 15 % répondent oui, 85 % répondent que non, jamais. Le sujet reste presque totalement absent des politiques internes.
Remontées terrain des formations L’Optimisme, 2026Quand nous posons la question en salle, 20 à 25 % des participants seulement se disent capables d’aller parler à un collègue qui ne va pas bien.

Nous formons des équipes depuis 9 ans et nous travaillons la santé mentale en entreprise depuis 2019. La difficulté ne porte presque jamais sur la bonne volonté. Elle porte sur le fait de savoir quoi dire, à quel moment, et jusqu’où aller.

L’Optimisme.pro
Études officielles

Santé mentale et burn-out : où en est la France ?

Les données publiques dessinent une situation qui se stabilise en surface et se creuse en profondeur. La dépression touche un adulte sur six, et plus d’une personne concernée sur deux ne consulte personne.

16 %
des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé en 2024
56 %
des personnes concernées n’ont consulté aucun professionnel de santé
22 %
des travailleurs se déclarent en mauvaise santé mentale début 2026, près de 6 millions de personnes
12 Mds
de jours de travail perdus chaque année dans le monde à cause de la dépression et de l’anxiété
3,4 M
d’actifs français concernés par une pathologie mentale ou un traitement psychotrope

Sources : Santé publique France (1), Ipsos bva pour Qualisocial (2), OMS (7), Asterès pour Acteurs de la French Care et MGEN (6).

Santé publique France, Baromètre 2024, publié en 202516 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois. Chez les actifs en emploi, la proportion s’établit à 15 %.
Santé publique France, Baromètre 2024, publié en 2025Les 18-29 ans restent les plus touchés, avec 22 % d’épisodes dépressifs caractérisés. Les femmes le sont davantage que les hommes, 18 % contre 13 %.
Santé publique France, Baromètre 2024, publié en 202556 % des personnes ayant vécu un épisode dépressif n’ont consulté aucun professionnel de santé. Le chiffre monte à 65 % chez les hommes et descend à 50 % chez les femmes.
Ipsos bva pour Qualisocial, Baromètre Santé mentale et QVCT 2026, 3 000 salariés22 % des travailleurs se déclarent en mauvaise santé mentale au début de 2026, soit près de 6 millions de personnes. La proportion baisse de 4 points par rapport à 2025, mais elle reste très élevée.
Malakoff Humanis, étude Absentéisme 2026Parmi les salariés concernés par un trouble psychologique, un sur deux n’ose pas aborder le sujet de sa santé mentale dans son entreprise.
Organisation mondiale de la santé, 2024La dépression et l’anxiété font perdre 12 milliards de jours de travail par an à l’échelle mondiale, soit 1 000 milliards de dollars de perte de productivité. L’OMS estime aussi qu’en 2019, 15 % des adultes en âge de travailler souffraient d’un trouble mental.
Asterès pour Acteurs de la French Care et MGEN, novembre 20253,4 millions d’actifs français ont été concernés par une pathologie psychiatrique ou un traitement psychotrope en 2022. Parmi eux, 1,5 million souffrent d’une pathologie et 1,9 million consomment des psychotropes sans diagnostic associé.
Prévention et management

QVCT, engagement et management : ce que la prévention change vraiment

Les études convergent sur un point net : la prévention fonctionne quand elle est complète, et elle reste absente dans une majorité d’organisations. Les écarts de résultats entre entreprises qui agissent et entreprises qui attendent se creusent chaque année.

35 %
des salariés n’ont accès à aucun dispositif de prévention en 2026
29 %
des entreprises seulement disposent d’actions structurées de prévention
83 %
des salariés couverts par un plan de prévention complet constatent une amélioration de la santé mentale dans leur organisation
24,7 Mds€
le coût annuel des troubles psychiques chez les actifs français, soit 1,1 % du PIB
7,6 Mds€
la part de ce coût supportée directement par les employeurs

Sources : Ipsos bva pour Qualisocial (2 et 3), Malakoff Humanis (4), Asterès pour Acteurs de la French Care et MGEN (6).

Ce que la prévention rapporte

  • Un gain de 10 points de QVCT rapporte en moyenne 4 points de santé mentale et 7 points de performance durable (Ipsos bva pour Qualisocial, 2026).
  • Ce même gain fait reculer l’absentéisme de 1,2 point et le turnover de 3,4 points (Ipsos bva pour Qualisocial, 2026).
  • Les organisations dotées d’un plan de prévention complet comptent 83 % de salariés en bonne santé mentale, contre 66 % dans celles qui n’ont rien mis en place (Ipsos bva pour Qualisocial, 2025).
  • Les salariés en bonne santé mentale ont 2,4 fois plus de chances de bien se concentrer au travail et 1,7 fois plus de chances de recommander leur employeur (Ipsos bva pour Qualisocial, 2025).

Ce que coûte l’inaction

  • 35 % des salariés n’ont accès à aucun dispositif de prévention et moins d’un quart disposent d’un plan complet (Ipsos bva pour Qualisocial, 2026).
  • Seules 29 % des entreprises disposent d’actions structurées de prévention (Malakoff Humanis, 2026).
  • Plus d’une entreprise sur deux n’a mis en place aucune action spécifique contre l’absentéisme (Malakoff Humanis, 2026).
  • Les employeurs supportent 7,6 milliards d’euros sur les 24,7 milliards que coûtent les troubles psychiques des actifs, devant les organismes complémentaires à 2,3 milliards (Asterès, 2025).
Arrêts de travail

Absentéisme et arrêts de travail pour motif psychique

Le sujet a changé de nature. Le nombre d’arrêts progresse peu, leur durée s’allonge fortement, et le motif psychologique domine désormais les arrêts longs.

37,8 %
des arrêts de plus de 30 jours ont un motif psychologique, première cause des arrêts longs
4,3 %
de taux d’absentéisme dans le privé en 2025, en hausse de 25,5 % depuis 2019
29 000
accidents du travail liés aux risques psychosociaux en 2024, en hausse de 14 % sur un an
63,8 %
des journées d’absence sont concentrées par les arrêts de plus de 60 jours
1 805
affections psychiques reconnues en maladies professionnelles en 2024, contre 840 en 2020

Sources : Malakoff Humanis (4) et Assurance Maladie, Risques professionnels (5).

Malakoff Humanis, étude Absentéisme 2026, données 202532 % des salariés du privé ont connu au moins un arrêt de travail en 2025. Le taux d’absentéisme atteint 4,3 %, en hausse de 25,5 % depuis 2019.
Malakoff Humanis, étude Absentéisme 2026, données 2025Les troubles psychologiques représentent 37,8 % des arrêts de plus de 30 jours et constituent la première cause des arrêts longs. Cette proportion progresse de 25 % depuis 2020.
Malakoff Humanis, étude Absentéisme 2026, données 2025Les arrêts de plus de 60 jours ne pèsent que 9,4 % du nombre d’arrêts, mais ils concentrent 63,8 % des journées d’absence.
Malakoff Humanis, étude Absentéisme 2026, données 202553 % des managers déclarent avoir bénéficié d’au moins un arrêt de travail en 2025. Par ailleurs, 72 % des salariés jugent difficile un retour après plus de 30 jours d’arrêt.
Assurance Maladie, Risques professionnels, avril 2026, données 2024Près de 29 000 accidents du travail ont été identifiés en 2024 comme liés aux risques psychosociaux, en hausse de 14 % par rapport à 2023. Ils représentent plus de 5 % des accidents du travail.
Assurance Maladie, Risques professionnels, avril 2026, données 2024Les affections psychiques reconnues en maladies professionnelles passent de 840 en 2020 à 1 805 en 2024, avec une hausse de 9 % entre 2023 et 2024. Près de trois quarts concernent des dépressions, à 73 %. Les dépenses associées atteignent 261 millions d’euros.
Miprof, Observatoire national des violences faites aux femmes, données 2023 et 2024376 000 femmes de 18 ans et plus ont subi des violences au sein du couple en 2023, et 19 % seulement ont déposé plainte. En 2024, 1 283 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentatives de féminicides au sein du couple. Ces femmes travaillent, et leurs collègues les côtoient chaque jour.
Méthode

D’où viennent ces chiffres et comment nous les tenons à jour

Nous ne publions que des chiffres que nous avons lus dans la publication d’origine, avec leur organisme et leur année. Nous privilégions les sources publiques et institutionnelles : Santé publique France, l’Assurance Maladie, l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que les grands baromètres réalisés par des instituts d’études reconnus. Les liens vers chaque publication figurent dans le bloc Sources, en bas de page.

Nos chiffres propriétaires proviennent d’enquêtes que nous menons auprès de notre communauté. Nous précisons systématiquement le nombre de répondants. Ces enquêtes décrivent nos répondants, elles ne prétendent pas représenter l’ensemble des salariés français. Nous les publions parce qu’elles éclairent des angles morts que les grandes études couvrent mal, comme la capacité concrète à parler à un collègue en difficulté.

Cette page est mise à jour chaque trimestre. Si vous repérez une étude récente qui mérite d’y figurer, ou une donnée qui vous semble périmée, écrivez-nous à formation@loptimisme.pro. Nous vérifions et nous corrigeons.

Questions fréquentes

Les questions que les DRH nous posent le plus souvent

Combien de salariés sont en mauvaise santé mentale en France ?
22 % des travailleurs français se déclarent en mauvaise santé mentale au début de 2026, soit près de 6 millions de personnes, selon le baromètre Santé mentale et QVCT réalisé par Ipsos bva pour Qualisocial auprès de 3 000 salariés. La proportion recule de 4 points par rapport à 2025, où elle atteignait 25 %.
Quelle est la première cause des arrêts de travail longs ?
Les troubles psychologiques. Ils représentent 37,8 % des arrêts de plus de 30 jours et constituent désormais la première cause des arrêts longs, selon l’étude Absentéisme 2026 de Malakoff Humanis. Cette proportion progresse de 25 % depuis 2020.
Combien coûte l’absentéisme aux entreprises françaises ?
Le taux d’absentéisme atteint 4,3 % dans le secteur privé en 2025, en hausse de 25,5 % depuis 2019, selon Malakoff Humanis. Sur le seul volet santé mentale, l’étude d’Asterès pour Acteurs de la French Care et MGEN chiffre à 24,7 milliards d’euros le coût annuel des troubles psychiques chez les actifs français, dont 7,6 milliards supportés directement par les employeurs.
Combien de Français vivent une dépression ?
16 % des adultes de 18 à 79 ans ont vécu un épisode dépressif caractérisé au cours des douze derniers mois en 2024, selon le Baromètre de Santé publique France. Chez les actifs en emploi, la proportion s’établit à 15 %. Les 18-29 ans sont les plus touchés, à 22 %.
Les salariés en souffrance consultent-ils un professionnel ?
Rarement. 56 % des personnes ayant vécu un épisode dépressif caractérisé n’ont consulté aucun professionnel de santé, selon Santé publique France. La proportion monte à 65 % chez les hommes. Dans nos propres enquêtes, 44 % de nos répondants disent que parler de leur santé mentale au travail dépend de la personne en face.
La prévention en santé mentale a-t-elle un effet mesurable ?
Oui, et il est chiffré. Un gain de 10 points de QVCT rapporte en moyenne 4 points de santé mentale, 7 points de performance durable, 1,2 point d’absentéisme en moins et 3,4 points de turnover en moins, selon Ipsos bva pour Qualisocial en 2026. Les organisations dotées d’un plan complet comptent 83 % de salariés en bonne santé mentale, contre 66 % dans celles qui n’agissent pas.
Les entreprises françaises sont-elles équipées pour agir ?
Pas encore. 35 % des salariés n’ont accès à aucun dispositif de prévention et moins d’un quart bénéficient d’un plan complet, selon Ipsos bva pour Qualisocial en 2026. Malakoff Humanis relève de son côté que seules 29 % des entreprises disposent d’actions structurées de prévention.
Que savent faire les salariés face à un collègue en difficulté ?
Beaucoup moins qu’on ne l’imagine. Dans notre enquête de juillet 2026 auprès de 1 910 répondants, 55 % ne sauraient pas quoi faire si un collègue leur confiait des violences conjugales, et 14 % seulement ont été formés ou documentés. Quand nous posons la question en salle de formation, 20 à 25 % des participants seulement se disent capables d’aller parler à un collègue qui ne va pas bien.

Vous voulez ces chiffres appliqués à votre organisation ?

Nous construisons avec vous un dispositif adapté à votre secteur, à la taille de vos équipes et à ce que vos indicateurs internes racontent déjà. Parlons-en.

Sources
1. Santé publique France, « Épisodes dépressifs : prévalence et recours aux soins. Baromètre de Santé publique France, résultats de l’édition 2024 », 2025. Consulter
2. Ipsos bva pour Qualisocial, « Baromètre Santé mentale et QVCT 2026 », 3 000 salariés, 2026. Consulter
3. Ipsos bva pour Qualisocial, « Baromètre Santé mentale et QVCT », enquête menée du 3 au 9 décembre 2024 auprès de 3 000 salariés, publiée en 2025. Consulter
4. Malakoff Humanis, « Étude Absentéisme 2026 », données 2025, juillet 2026. Consulter
5. Assurance Maladie, Risques professionnels, « Prévention des risques psychosociaux : les solutions de l’Assurance Maladie », données 2024, avril 2026. Consulter
6. Asterès pour Acteurs de la French Care et MGEN, « La santé mentale des actifs », novembre 2025. Consulter
7. Organisation mondiale de la santé, « La santé mentale au travail », 2 septembre 2024. Consulter
8. Miprof, Observatoire national des violences faites aux femmes, « Les chiffres de référence sur les violences faites aux femmes », données 2023 et 2024. Consulter
9. Enquêtes L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026 (N = 1 048 et N = 1 910 répondants) et remontées terrain des formations L’Optimisme, 2026. Données non publiées.

Page mise à jour en août 2026. Prochaine révision prévue au quatrième trimestre 2026. Pour signaler une étude, écrivez à formation@loptimisme.pro.