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Surcharge de travail, sentiment de perdre le contrôle, tension dans la relation avec les collaborateurs ou les employeurs : la pression naît de situations très différentes. Quand vous l’endurez au quotidien, elle abîme votre santé.
Nous formons et sensibilisons les entreprises sur ces sujets depuis 2017, et la même demande revient dans presque toutes nos sessions. Les salariés cherchent des gestes qui tiennent en cinq minutes, les managers cherchent ce qu’ils peuvent changer dans l’organisation. Ce guide répond aux deux.

Relâcher la pression au travail, qu’est-ce que ça veut dire ?
Relâcher la pression désigne le fait de faire baisser la tension exercée sur vous au travail, en traitant sa cause et pas seulement ses effets. Le lâcher-prise en constitue le versant intérieur, et il se travaille séparément.
La pression revêt trois formes, et les distinguer change la réponse que vous apportez.
Votre entourage professionnel l’exerce sur vous, chefs comme collaborateurs.
Elle résulte d’une pression subie depuis longtemps, qui vous pousse désormais à vous la mettre vous-même.
Vous l’exercez à votre tour sur votre entourage, souvent sans le voir.
Cette lecture rejoint la démarche QVCT, qui traite les conditions de travail réelles plutôt que les symptômes individuels.
Les 10 conseils pour relâcher la pression
Les dix conseils qui suivent se pratiquent seul, sans autorisation ni budget. Les cinq premiers s’attaquent aux causes, les cinq suivants protègent votre santé et organisent l’aide.
Agir sur la source de la pression
Reprenez les trois formes ci-dessus et nommez celle qui vous concerne. Pour éliminer la pression, attaquez-vous aux causes, pas seulement aux effets.
La plupart du temps, les salariés minimisent la pression qu’ils subissent et réagissent trop tard. Accordez-vous un vrai temps de bilan sur votre relation au travail, et mesurez ce que vous encaissez réellement.
La culpabilité fait mal et elle intoxique, surtout quand vous vous sentez coupable de tout et de rien. Elle arrive parfois par anticipation : « si je n’atteins pas les objectifs fixés, cela veut dire que je suis incompétent, si je n’accepte pas de faire des heures supplémentaires, cela veut dire que je suis un mauvais collègue ». Dites stop. Vous avez le droit de vous tromper, et celui de refuser la pression qu’on vous met.
Vous vous mettez parfois la pression par souci d’atteindre la perfection dans tout ce que vous entreprenez. Les entreprises renforcent cette quête, et elle vous pousse plus loin que vos moyens. Détachez-vous du jugement des autres et acceptez de lâcher prise sur certains domaines.
Vous restez le propre artisan de votre vie professionnelle. Faites en sorte que votre travail ne devienne ni une obligation ni un calvaire, et transformez cette activité en source d’épanouissement, pour ne plus y aller chaque matin avec la boule au ventre.
Protéger sa santé et organiser l’aide
Votre corps envoie des signaux avant l’épuisement : troubles du sommeil, maux de dos, troubles de l’humeur ou du comportement, migraines, fatigue générale. Ces conséquences mènent au burn-out quand personne ne les écoute. Réagissez dès leur apparition.
Évitez de vous isoler et de vous croire seule victime de la pression. Tout le monde la connaît au travail, quel que soit son statut.
Le harcèlement abîme la santé physique et morale. L’attitude de dénigrement et la pratique d’isolement constituent une pression psychologique qui survient aussi dans le cadre du travail. Parlez-en à votre employeur, à votre supérieur hiérarchique, ou au service des ressources humaines si votre supérieur est impliqué.
Quand vous n’arrivez vraiment pas à vous libérer de la pression, prenez du recul pour ouvrir de nouvelles orientations. Demandez-vous si votre situation actuelle peut changer, ou si d’autres voies méritent d’être envisagées.
N’attendez pas qu’il soit trop tard pour solliciter de l’aide. Des professionnels savent vous apporter un soutien efficace, et ils le font d’autant mieux qu’ils interviennent tôt.
4 exercices de lâcher-prise à faire au bureau
Ces quatre exercices se pratiquent en quelques minutes, à votre poste. Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive, coach certifiée en image et posture et enseignante de Vinyasa Yoga, les a partagés avec notre rédaction.
Un rendez-vous, une réunion ou un entretien génèrent beaucoup de stress. Apprenez à votre cerveau de se focaliser sur vos visions positives plutôt que sur les éléments qui vous font peur. La veille ou l’avant-veille, visualisez la version idéale de votre intervention : les mots, les gestes, les réactions. Notez tout sur une feuille. Quelques heures avant, relisez vos notes pour faire travailler votre inconscient et créer une vision positive contre le stress.
En cas de difficulté avec votre patron ou un collègue, trois options s’ouvrent. Discuter directement avec la personne pour trouver un terrain d’entente reste l’idéal. Ne rien dire, râler et se plaindre auprès d’autres collègues est à proscrire. Troisième voie : focalisez votre attention sur deux ou trois collègues que vous appréciez, et partagez-leur votre gratitude.
L’échec fait partie intégrante de notre vie et il constitue un moteur incroyable de construction. Oui, une erreur fait mal, surtout quand elle entraîne de terribles répercussions. Plutôt que de rester sur le négatif, répondez à trois questions : d’où est venue l’erreur, aurait-elle pu être évitée, que faire pour qu’elle ne se produise plus ? Restez concentré sur ce que vous en apprenez, vous en sortirez grandi et plus fort.
Après quelques années de carrière, le regard critique arrive : « je devrais occuper ce poste », « j’aurais dû créer mon entreprise », « pour tout ce que je fais, je devrais gagner plus ». Cette énergie négative n’engendre aucune dynamique constructive. Tentez plutôt cet exercice : imaginez que vous fêtez vos 80 ans et que vous retenez cinq grands projets réussis dont vous êtes fier. Certains restent peut-être en cours, alors réfléchissez à ce que vous pourriez faire pour les avancer. Le seul fait de vous poser cette question engendre quelque chose de positif.
Notre cerveau ne peut pas ressentir deux émotions contraires à niveau égal en même temps.Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive
La gratitude adressée à deux collègues fait ainsi tomber la colère dirigée vers un troisième, et fait gagner du recul en quelques minutes.
Quelles astuces naturelles pour se détendre au travail ?
Cinq gestes naturels aident à se détendre au travail sans matériel : la pause de quinze minutes, la respiration consciente, le massage des mains, la diffusion d’huiles essentielles et l’infusion d’aubépine. L’entreprise peut devenir un lieu d’épanouissement, mais le travail arrive souvent avec son lot de stress.
Loïc Ternisien, naturopathe et auteur du best-seller « Naturopathie, le guide saison par saison », nous a confié ces astuces pour maximiser sa productivité tout en gardant une bonne santé mentale.
- Le quart d’heure de relaxation, quand vous enchaînez les réunions et les conférences téléphoniques et que vos journées ressemblent à un tunnel sans fin. Coupez-vous du travail pendant quinze minutes et faites une courte méditation. Vous retournerez à vos dossiers plus détendu, et avec une meilleure concentration.
- La maîtrise de sa respiration, que nous pratiquons si naturellement que nous n’y pensons plus, alors que son pouvoir de relaxation reste immense. Respirez en pleine conscience quelques minutes : inspirez en 5 temps, bloquez votre respiration quelques secondes, puis expirez en 5 temps. Répétez autant de fois que nécessaire.
- Le massage des mains, qui renferment plus de 3 000 terminaisons nerveuses et que nous sollicitons en permanence. À l’aide d’une crème, effectuez des mouvements fermes et circulaires avec le pouce sur la paume, puis sur chaque doigt individuellement. Faites de même sur l’autre main, et sentez votre corps entier se détendre.
- La diffusion d’huiles essentielles, puisque l’aromathérapie réduit l’anxiété et améliore l’humeur. Dans un diffuseur, mélangez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande vraie et d’huile essentielle d’orange douce (zeste), dont les vertus apaisantes agissent sur le stress.
- L’infusion d’aubépine, plutôt que d’enchaîner les tasses de café. Les principes actifs contenus dans les fleurs d’aubépine contribuent à traiter l’anxiété et les troubles cardiaques légers, et agissent aussi contre l’insomnie. Laissez infuser 10 à 20 g de fleurs séchées par litre d’eau pendant dix minutes, et buvez deux à trois tasses par jour lors d’une cure de 21 jours.
Que doit faire l’entreprise quand la pression devient un risque ?
La pression relève des risques psychosociaux dès qu’elle s’installe dans la durée, et sa prévention incombe alors à l’employeur. Le rapport Gollac, remis au ministre du Travail en 2011, reste la référence française.
Il classe les RPS en six familles de facteurs : l’intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, les rapports sociaux dégradés, les conflits de valeurs, l’insécurité de la situation de travail. Chacune se pilote côté organisation.
L’accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020 fait passer la QVT à la QVCT et place la prévention primaire en tête des priorités. La Haute Autorité de Santé, de son côté, décrit le burn-out comme un syndrome lié à la dégradation du rapport au travail, et elle insiste sur le repérage précoce. Ce repérage suppose que quelqu’un ose parler, et nos formations montrent que ce premier pas reste rare.
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Questions fréquentes
Comment relâcher la pression au travail rapidement ?▼
Quelle différence existe-t-il entre relâcher la pression et lâcher prise ?▼
Combien de temps faut-il pour apprendre à lâcher prise ?▼
Quels signes montrent que la pression devient dangereuse ?▼
Que faire quand la pression vient directement du manager ?▼
L’employeur a-t-il une obligation face à la pression au travail ?▼
Cet article informe et donne des repères de prévention. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un psychologue ou d’un psychiatre. Les conseils naturopathiques présentés ici ne se substituent à aucun traitement en cours.
En cas d’urgence ou de détresse : 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24h/24. 3919, violences conjugales, gratuit et anonyme. 15 ou 112 en cas de danger immédiat.
- L’Optimisme.pro : Enquête auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants.
- L’Optimisme.pro : Remontées terrain des formations et sensibilisations en entreprise, 2026.
- Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive, coach certifiée en image et posture, enseignante de Vinyasa Yoga : exercices de lâcher-prise confiés à notre rédaction.
- Loïc Ternisien, naturopathe : Naturopathie, le guide saison par saison.
- Michel Gollac et Marceline Bodier : Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser, rapport au ministre du Travail, 2011. Consulter
- Accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020 pour une prévention renforcée et une offre renouvelée en matière de santé au travail et conditions de travail.
- Haute Autorité de Santé : Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, 2017. Consulter

