10 conseils pour relâcher la pression

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ℹ️L’essentiel :Relâcher la pression au travail consiste à nommer d’où vient cette pression, puis à agir sur sa source avant d’apprendre à mieux l’encaisser. Trois leviers se combinent. Vous identifiez la forme que prend la pression (subie, intégrée ou projetée), vous pratiquez chaque jour quelques minutes de lâcher-prise, et vous alertez dès que votre corps envoie des signaux. Cet article rassemble 10 conseils, 4 exercices et 5 astuces naturelles.
16 %
des salariés que nous suivons arrivent à dire non souvent quand ils se sentent surchargés. Les autres encaissent, et la pression monte.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants

Surcharge de travail, sentiment de perdre le contrôle, tension dans la relation avec les collaborateurs ou les employeurs : la pression naît de situations très différentes. Quand vous l’endurez au quotidien, elle abîme votre santé.

Nous formons et sensibilisons les entreprises sur ces sujets depuis 2017, et la même demande revient dans presque toutes nos sessions. Les salariés cherchent des gestes qui tiennent en cinq minutes, les managers cherchent ce qu’ils peuvent changer dans l’organisation. Ce guide répond aux deux.

Relâcher la pression au travail : conseils, exercices de lâcher-prise et astuces naturelles

Relâcher la pression au travail, qu’est-ce que ça veut dire ?

Relâcher la pression désigne le fait de faire baisser la tension exercée sur vous au travail, en traitant sa cause et pas seulement ses effets. Le lâcher-prise en constitue le versant intérieur, et il se travaille séparément.

📖 Définition
Le lâcher-prise
Le lâcher-prise tient l’équilibre entre le laisser-aller et le tenir-bon. Il se joue avant tout sur le terrain émotionnel. Le confondre avec l’abandon revient à le manquer complètement.
Décider de lâcher prise ne se fait pas du jour au lendemain.
Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive

La pression revêt trois formes, et les distinguer change la réponse que vous apportez.

1
La pression subie

Votre entourage professionnel l’exerce sur vous, chefs comme collaborateurs.

2
La pression intégrée

Elle résulte d’une pression subie depuis longtemps, qui vous pousse désormais à vous la mettre vous-même.

3
La pression projetée

Vous l’exercez à votre tour sur votre entourage, souvent sans le voir.

Cette lecture rejoint la démarche QVCT, qui traite les conditions de travail réelles plutôt que les symptômes individuels.

Les 10 conseils pour relâcher la pression

Les dix conseils qui suivent se pratiquent seul, sans autorisation ni budget. Les cinq premiers s’attaquent aux causes, les cinq suivants protègent votre santé et organisent l’aide.

Agir sur la source de la pression

1
Identifiez la source de la pression

Reprenez les trois formes ci-dessus et nommez celle qui vous concerne. Pour éliminer la pression, attaquez-vous aux causes, pas seulement aux effets.

2
Prenez conscience du niveau de pression

La plupart du temps, les salariés minimisent la pression qu’ils subissent et réagissent trop tard. Accordez-vous un vrai temps de bilan sur votre relation au travail, et mesurez ce que vous encaissez réellement.

3
Libérez-vous de la culpabilité

La culpabilité fait mal et elle intoxique, surtout quand vous vous sentez coupable de tout et de rien. Elle arrive parfois par anticipation : « si je n’atteins pas les objectifs fixés, cela veut dire que je suis incompétent, si je n’accepte pas de faire des heures supplémentaires, cela veut dire que je suis un mauvais collègue ». Dites stop. Vous avez le droit de vous tromper, et celui de refuser la pression qu’on vous met.

4
Arrêtez d’être trop perfectionniste

Vous vous mettez parfois la pression par souci d’atteindre la perfection dans tout ce que vous entreprenez. Les entreprises renforcent cette quête, et elle vous pousse plus loin que vos moyens. Détachez-vous du jugement des autres et acceptez de lâcher prise sur certains domaines.

5
Assurez-vous que votre travail vous plaise

Vous restez le propre artisan de votre vie professionnelle. Faites en sorte que votre travail ne devienne ni une obligation ni un calvaire, et transformez cette activité en source d’épanouissement, pour ne plus y aller chaque matin avec la boule au ventre.

Sur un sujet connexeEt si refuser une mission vous rendait plus crédible ? L’art de dire non au travail

Protéger sa santé et organiser l’aide

6
Écoutez votre corps

Votre corps envoie des signaux avant l’épuisement : troubles du sommeil, maux de dos, troubles de l’humeur ou du comportement, migraines, fatigue générale. Ces conséquences mènent au burn-out quand personne ne les écoute. Réagissez dès leur apparition.

7
Vous n’êtes pas seul dans votre cas

Évitez de vous isoler et de vous croire seule victime de la pression. Tout le monde la connaît au travail, quel que soit son statut.

8
Échappez au harcèlement

Le harcèlement abîme la santé physique et morale. L’attitude de dénigrement et la pratique d’isolement constituent une pression psychologique qui survient aussi dans le cadre du travail. Parlez-en à votre employeur, à votre supérieur hiérarchique, ou au service des ressources humaines si votre supérieur est impliqué.

9
Prenez du recul pour mieux rebondir

Quand vous n’arrivez vraiment pas à vous libérer de la pression, prenez du recul pour ouvrir de nouvelles orientations. Demandez-vous si votre situation actuelle peut changer, ou si d’autres voies méritent d’être envisagées.

10
Faites-vous aider

N’attendez pas qu’il soit trop tard pour solliciter de l’aide. Des professionnels savent vous apporter un soutien efficace, et ils le font d’autant mieux qu’ils interviennent tôt.

4 exercices de lâcher-prise à faire au bureau

Ces quatre exercices se pratiquent en quelques minutes, à votre poste. Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive, coach certifiée en image et posture et enseignante de Vinyasa Yoga, les a partagés avec notre rédaction.

💡Astuce : En psychologie, il faut au moins 21 répétitions pour désancrer une habitude quotidienne. Consacrez donc cinq minutes par jour à une intention, plutôt qu’une grosse séance étalée sur une seule journée.
1
Diminuer le stress par la visualisation

Un rendez-vous, une réunion ou un entretien génèrent beaucoup de stress. Apprenez à votre cerveau de se focaliser sur vos visions positives plutôt que sur les éléments qui vous font peur. La veille ou l’avant-veille, visualisez la version idéale de votre intervention : les mots, les gestes, les réactions. Notez tout sur une feuille. Quelques heures avant, relisez vos notes pour faire travailler votre inconscient et créer une vision positive contre le stress.

2
Mieux s’entendre avec son équipe

En cas de difficulté avec votre patron ou un collègue, trois options s’ouvrent. Discuter directement avec la personne pour trouver un terrain d’entente reste l’idéal. Ne rien dire, râler et se plaindre auprès d’autres collègues est à proscrire. Troisième voie : focalisez votre attention sur deux ou trois collègues que vous appréciez, et partagez-leur votre gratitude.

3
Appréhender l’échec

L’échec fait partie intégrante de notre vie et il constitue un moteur incroyable de construction. Oui, une erreur fait mal, surtout quand elle entraîne de terribles répercussions. Plutôt que de rester sur le négatif, répondez à trois questions : d’où est venue l’erreur, aurait-elle pu être évitée, que faire pour qu’elle ne se produise plus ? Restez concentré sur ce que vous en apprenez, vous en sortirez grandi et plus fort.

4
Développer une ambition positive

Après quelques années de carrière, le regard critique arrive : « je devrais occuper ce poste », « j’aurais dû créer mon entreprise », « pour tout ce que je fais, je devrais gagner plus ». Cette énergie négative n’engendre aucune dynamique constructive. Tentez plutôt cet exercice : imaginez que vous fêtez vos 80 ans et que vous retenez cinq grands projets réussis dont vous êtes fier. Certains restent peut-être en cours, alors réfléchissez à ce que vous pourriez faire pour les avancer. Le seul fait de vous poser cette question engendre quelque chose de positif.

Notre cerveau ne peut pas ressentir deux émotions contraires à niveau égal en même temps.
Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive

La gratitude adressée à deux collègues fait ainsi tomber la colère dirigée vers un troisième, et fait gagner du recul en quelques minutes.

Quelles astuces naturelles pour se détendre au travail ?

Cinq gestes naturels aident à se détendre au travail sans matériel : la pause de quinze minutes, la respiration consciente, le massage des mains, la diffusion d’huiles essentielles et l’infusion d’aubépine. L’entreprise peut devenir un lieu d’épanouissement, mais le travail arrive souvent avec son lot de stress.

Loïc Ternisien, naturopathe et auteur du best-seller « Naturopathie, le guide saison par saison », nous a confié ces astuces pour maximiser sa productivité tout en gardant une bonne santé mentale.

  • Le quart d’heure de relaxation, quand vous enchaînez les réunions et les conférences téléphoniques et que vos journées ressemblent à un tunnel sans fin. Coupez-vous du travail pendant quinze minutes et faites une courte méditation. Vous retournerez à vos dossiers plus détendu, et avec une meilleure concentration.
  • La maîtrise de sa respiration, que nous pratiquons si naturellement que nous n’y pensons plus, alors que son pouvoir de relaxation reste immense. Respirez en pleine conscience quelques minutes : inspirez en 5 temps, bloquez votre respiration quelques secondes, puis expirez en 5 temps. Répétez autant de fois que nécessaire.
  • Le massage des mains, qui renferment plus de 3 000 terminaisons nerveuses et que nous sollicitons en permanence. À l’aide d’une crème, effectuez des mouvements fermes et circulaires avec le pouce sur la paume, puis sur chaque doigt individuellement. Faites de même sur l’autre main, et sentez votre corps entier se détendre.
  • La diffusion d’huiles essentielles, puisque l’aromathérapie réduit l’anxiété et améliore l’humeur. Dans un diffuseur, mélangez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande vraie et d’huile essentielle d’orange douce (zeste), dont les vertus apaisantes agissent sur le stress.
  • L’infusion d’aubépine, plutôt que d’enchaîner les tasses de café. Les principes actifs contenus dans les fleurs d’aubépine contribuent à traiter l’anxiété et les troubles cardiaques légers, et agissent aussi contre l’insomnie. Laissez infuser 10 à 20 g de fleurs séchées par litre d’eau pendant dix minutes, et buvez deux à trois tasses par jour lors d’une cure de 21 jours.
🚨Attention : Les huiles essentielles comportent des contre-indications, notamment pour les femmes enceintes. Si vous ne disposez pas d’un bureau fermé, discutez-en avec vos collègues et avec votre naturopathe avant d’en diffuser.

Que doit faire l’entreprise quand la pression devient un risque ?

La pression relève des risques psychosociaux dès qu’elle s’installe dans la durée, et sa prévention incombe alors à l’employeur. Le rapport Gollac, remis au ministre du Travail en 2011, reste la référence française.

Il classe les RPS en six familles de facteurs : l’intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le manque d’autonomie, les rapports sociaux dégradés, les conflits de valeurs, l’insécurité de la situation de travail. Chacune se pilote côté organisation.

37 %
des salariés que nous suivons déclarent que leur manager ne leur a jamais demandé si ça allait. La question la plus simple reste la moins posée.
Enquête L’Optimisme.pro auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants

L’accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020 fait passer la QVT à la QVCT et place la prévention primaire en tête des priorités. La Haute Autorité de Santé, de son côté, décrit le burn-out comme un syndrome lié à la dégradation du rapport au travail, et elle insiste sur le repérage précoce. Ce repérage suppose que quelqu’un ose parler, et nos formations montrent que ce premier pas reste rare.

20 à 25 %
des participants seulement se disent capables d’aller parler à un collègue qui ne va pas bien, quand nous posons la question en salle.
Remontées terrain des formations L’Optimisme, 2026
💬Aller plus loin : Quand toute une équipe partage les mêmes repères, la pression cesse d’être un sujet privé que chacun encaisse seul. Catherine Testa intervient en entreprise pour ouvrir la parole sans dramatiser.

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Questions fréquentes

Comment relâcher la pression au travail rapidement ?
Trois gestes agissent en moins de quinze minutes. Vous coupez complètement pendant un quart d’heure, vous respirez en pleine conscience sur un rythme de 5 temps, et vous massez vos mains avec une crème. Ces gestes font baisser la tension immédiate, mais ils ne remplacent pas le travail sur la source de la pression.
Quelle différence existe-t-il entre relâcher la pression et lâcher prise ?
Relâcher la pression désigne l’action sur ce qui vous met sous tension, y compris l’organisation de votre travail. Le lâcher-prise désigne le mouvement intérieur qui vous fait tenir l’équilibre entre le laisser-aller et le tenir-bon. Les deux se travaillent ensemble, jamais l’un à la place de l’autre.
Combien de temps faut-il pour apprendre à lâcher prise ?
Il faut au moins 21 répétitions pour désancrer une habitude quotidienne. Cinq minutes par jour consacrées à une seule intention produisent donc plus d’effet qu’une longue séance ponctuelle.
Quels signes montrent que la pression devient dangereuse ?
Les troubles du sommeil, les maux de dos, les troubles de l’humeur ou du comportement, les migraines et une fatigue générale forment le faisceau le plus fréquent. Un signe isolé ne dit pas grand-chose, un ensemble de signes qui dure justifie de consulter.
Que faire quand la pression vient directement du manager ?
Vous documentez les faits, vous les rapportez à votre employeur ou à votre supérieur hiérarchique, et vous saisissez le service des ressources humaines si votre supérieur est lui-même impliqué. La médecine du travail reste l’interlocuteur le plus protecteur, elle est tenue au secret médical.
L’employeur a-t-il une obligation face à la pression au travail ?
L’employeur porte une obligation de prévention des risques psychosociaux. L’accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020 place la prévention primaire en tête des priorités, ce qui suppose d’agir sur l’organisation du travail avant de proposer des dispositifs de soutien individuel.
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Information

Cet article informe et donne des repères de prévention. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un psychologue ou d’un psychiatre. Les conseils naturopathiques présentés ici ne se substituent à aucun traitement en cours.

En cas d’urgence ou de détresse : 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24h/24. 3919, violences conjugales, gratuit et anonyme. 15 ou 112 en cas de danger immédiat.

À propos
L’Optimisme.pro
Premier média francophone dédié à la QVCT, au bien-être au travail et à la santé mentale au travail. Notre équipe forme et sensibilise les entreprises sur le terrain depuis 2017, et rassemble une communauté de plus d’un million de followers sur les réseaux sociaux.
Sources
  1. L’Optimisme.pro : Enquête auprès de sa communauté, juillet 2026, N = 1 048 répondants.
  2. L’Optimisme.pro : Remontées terrain des formations et sensibilisations en entreprise, 2026.
  3. Delphine Drouin, maître praticienne en psychologie positive, coach certifiée en image et posture, enseignante de Vinyasa Yoga : exercices de lâcher-prise confiés à notre rédaction.
  4. Loïc Ternisien, naturopathe : Naturopathie, le guide saison par saison.
  5. Michel Gollac et Marceline Bodier : Mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser, rapport au ministre du Travail, 2011. Consulter
  6. Accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020 pour une prévention renforcée et une offre renouvelée en matière de santé au travail et conditions de travail.
  7. Haute Autorité de Santé : Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, 2017. Consulter