Nous avons reçu cette question via notre compte Instagram : quelles sont les qualités d’un manager positif ? Une personnes nouvelement nommé au poste de manager s’interrogeait sur le sujet. C’est pourquoi nous avons décidé de consacrer un article complet à cette thématique
Qu'est-ce qu'un manager positif ?
Le terme peut faire sourire mais il pose l’intention.
Un bon manager doit posséder une combinaison variée de compétences techniques, relationnelles et comportementales pour réussir dans son rôle.
Les soft skills ou compétences douces jouent un rôle fondamental dans le management positif, en contribuant à une ambiance de travail bienveillante et motivante.
Un manager positif va bien donc au-delà du simple rôle de supérieur hiérarchique. Il incarne une vision du leadership fondée sur la bienveillance. Il participe largement à créer des environnements de travail performants et épanouissants.
Mais qu’est-ce qui définit réellement un manager positif ?

Les soft skills indispensables pour un manager positif
Les soft skills ne sont plus un luxe pour les managers, mais une nécessité. Dans un monde du travail en constante évolution, un manager positif doit faire bien plus que simplement diriger ; il doit inspirer, comprendre, et créer des connexions authentiques.
1. L'intelligence émotionnelle et l'empathie
L’intelligence émotionnelle est un pilier du leadership.
Un manager doit comprendre et savoir apprivoiser ses propres émotions tout en décryptant celles de son équipe – une compétence trop rarement enseignée !
Pourtant, maîtriser cette aptitude permet de :
Développer l’empathie pour créer des relations de confiance,
Anticiper les conflits en comprenant les frustrations non formulées,
Encourager la parole libre, essentielle à la cohésion d’équipe.
2. Les compétences en communication
La communication est au cœur des compétences managériales. Un manager doit être capable de créer une culture d’ouverture au dialogue.
Une bonne capacité de communication permet d’exprimer clairement les attentes et les objectifs, facilitant ainsi la transmission des informations.
3. La créativité et la résolution de problèmes
Un bon manager doit résoudre une multitude de défis au quotidien, allant des dysfonctionnements techniques aux tensions humaines.
Pour y parvenir, deux leviers sont indispensables :
1. 🎯 Une approche méthodique
Les problèmes complexes exigent des solutions structurées.
Des outils comme la méthode des « 5 Pourquoi » (pour identifier les causes racines) ou le brainstorming (pour stimuler la créativité) sont intéressants à utiliser. L’objectif ? Éviter les rustines et privilégier des réponses pérennes.
2. 🤝 L’intelligence collective
Les meilleures idées émergent rarement d’un bureau isolé. Un manager avisé consulte son équipe, encourage les prises de parole, et valorise les propositions – même hors normes. Cette collaboration active :
Renforce l’engagement (chaque membre se sent écouté et utile),
Déverrouille des perspectives inattendues (les experts terrain ont souvent les clés),
Crée un cercle vertueux (la confiance nourrit l’innovation).
4. Le coaching et le développement des talents
Un manager positif aide ses collaborateurs à progresser dans leur vie professionnelle. Il accompagne leur évolution en mettant en avant leurs points forts et en les aidant à développer leurs compétences.
Sa priorité ? Comprendre les aspirations et les freins de chacun.
Il est également capable de feedback constructif : exit les critiques floues (« Tu pourrais mieux faire »). Il sait prodiguer des feedbacks précis, réguliers et orientés solutions.
Et il est évidemment capable de déléguer et de confider des missions challengeantes (mais accessibles) à un membre de son équipe en croissance.
5. L'adaptation et la gestion du stress
Dans un monde du travail en perpétuel changement, un manager doit faire preuve d’adaptabilité. Il doit savoir ajuster son management en fonction des évolutions de l’entreprise et des besoins de ses collaborateurs.
Cela implique également de bien gérer son stress et d’aider son équipe à naviguer dans l’incertitude avec sérénité. Une bonne gestion du temps et des priorités contribue à maintenir un équilibre optimal entre exigences professionnelles et bien-être.

Comment développer ses soft-skills ?
1. Se former
Contrairement aux idées reçues, l’empathie, la gestion des conflits ou l’écoute active ne sont pas réservées à une poignée d’élus. Ces soft skills se cultivent, comme un muscle que l’on entraîne.
Comment ? En se formant ! Communication non violente, communication, l’art de l’écoute active, tant de formations à suivre !
2 Demander des feedbacks
Un manager positif ne devine pas ses axes d’amélioration : il les cherche activement. Solliciter des retours réguliers auprès de son équipe, de ses pairs ou de son N+1 permet de :
Identifier ses angles morts (exemple : un ton perçu comme abrupt à l’oral),
Valoriser ses points forts (capacité à fédérer sur les urgences),
Créer une culture de la transparence.
La clé ? Poser des questions précises (« Qu’ai-je pu manquer dans la gestion du projet X ? ») et accepter les critiques sans se justifier.
3. effectuer un travail personnel
Développer ses soft skills exige une remise en question permanente. On peut difficile être bon manager sans réfléchir sur soi.
Effectuer soi-même un coaching, être mentoré ou voir un psy ne peut qu’aider à mieux se comprendre et donc à mieux comprendre les autres !
Et évidemment la lecture !! Vous pouvez d’ailleurs trouver les livres de Catherine Testa sur ce sujet 😉
4 Cultiver un état d'esprit de croissance
Le fameux « growth mindset » comme disent les américains.
Croire que l’on peut progresser est la première étape pour y parvenir. Adopter un mindset de croissance, c’est :
Voir les échecs comme des apprentissages (« Ce feedback négatif m’aide à ajuster ma méthode »),
Célébrer les efforts autant que les résultats,
Se challenger
Mais attention à la surchauffe
Il s’agit bien évidemment d’une liste idéale.
☢️Mais attention : vouloir être un manager parfait est la recette garantie pour devenir un manager épuisé.
Nous connaissons des milliers de managers extraordinaires mais aucun n’est parfait ! Nous voyons actuellement de nombreux managers se « crâmer » à vouloir tout faire.
Une équipe n’a pas besoin d’un super-héros, mais d’un humain qui montre comment rebondir quand les choses déraillent.
La vraie force ? Dire ‘Je ne sais pas’ et ‘Aidez-moi à comprendre’
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